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mardi 15 septembre 2009 0909:0909
Le péket
Comment voulez-vous qu’il en soit autrement des Liégeois quand on sait la naissance de Tchantchès. Lisez plutôt ce qui suit : le 25 août 760, le quartier populaire du Djus d’la Moûse vit naître un bébé. Il était joufflu et robuste, il souriait aux badauds. Soudain, il se mit à chanter : « Allons la mère Gaspard, encore un verre, encore un verre ». Une brave femme se précipita avec un verre d’eau. Le bébé repoussa le verre et se mit à bouder. Le mari de la brave femme lui tendit alors un biscuit trempé dans du péket, aussitôt le bébé l’avala goulûment et en redemanda. On lui donna alors une bouteille pleine de ce précieux breuvage, il en but une grande rasade comme si c’eût été du lait. La brave femme et son époux adoptèrent cet enfant et lui donnèrent le nom de Tchantchès, c’est-à -dire François en wallon.
Nourri essentiellement avec du genièvre du plus pur grain, l’enfant poussa comme un champignon. Un jour, son père adoptif eut la malencontreuse idée de lui donner un hareng salé, qu’il trouve fort à son goût. Mais le hareng saur excessivement salé enflamma son gosier. Son père lui donna des biscuits trempés dans du péket (eau-de-vie à base de baies de genièvre dont le taux d’alcool varie entre 30 et 40 %. L’appellation péket est typiquement wallonne).
Depuis ce jour, Tchantchès ne put apaiser sa soif qu’avec du péket. Au fur et à mesure qu’il grandissait, ses parents constatèrent que son nez croissait d’une manière démesurée. De plus, il était coloré, rubicond, avec des reflets pourpres et violets. Très vite, son visage servit de modèle pour la fabrication de masques de carnaval. Cette malformation ne venait pas du péket, mais d’un accident survenu le jour de son baptême. La sage-femme qui le portait ne rechignait pas non plus à une bonne rasade. Ce jour-là , elle dut en boire plus qu’à l’habitude et laissa choir Tchantchès sur les fonts baptismaux. L’enfant se cogna malencontreusement le nez contre la pierre sacrée. Vu la dureté de sa tête, l’enfant ne poussa pas un seul cri, mais la croissance démesurée de son organe trouva sa source dans ce traumatisme. Un autre malheur devait encore le frapper. Enfant, il contracta la rougeole. A l’époque, on pensait guérir cette maladie en faisant avaler de l’eau ferrugineuse. Sa mère en fabriqua, faisant macérer, dans un seau rempli d’eau, un fer à cheval. Détestant l’eau, il avala rapidement tout le seau et le fer à cheval se cala dans sa gorge. On ne put jamais l’en retirer. Depuis ce jour, il ne lui fut plus possible de tourner la tête latéralement. Affublé de ces deux disgrâces, il fut rapidement l’objet de rires et de sarcasmes. La veille de l’Assomption en 770, il fût élu Prince de Djus d’la Moüse. Il comprit ce jour-là que la laideur, accompagnée de bonté d’âme et d’esprit, sait se faire aimer.
Lors des Fêtes de Wallonie, on parle aussi d’une fameuse route du péket située dans Namur, malheureusement personne n’a été en état de nous fournir un témoignage probant sur l’itinéraire.
Nourri essentiellement avec du genièvre du plus pur grain, l’enfant poussa comme un champignon. Un jour, son père adoptif eut la malencontreuse idée de lui donner un hareng salé, qu’il trouve fort à son goût. Mais le hareng saur excessivement salé enflamma son gosier. Son père lui donna des biscuits trempés dans du péket (eau-de-vie à base de baies de genièvre dont le taux d’alcool varie entre 30 et 40 %. L’appellation péket est typiquement wallonne).
Depuis ce jour, Tchantchès ne put apaiser sa soif qu’avec du péket. Au fur et à mesure qu’il grandissait, ses parents constatèrent que son nez croissait d’une manière démesurée. De plus, il était coloré, rubicond, avec des reflets pourpres et violets. Très vite, son visage servit de modèle pour la fabrication de masques de carnaval. Cette malformation ne venait pas du péket, mais d’un accident survenu le jour de son baptême. La sage-femme qui le portait ne rechignait pas non plus à une bonne rasade. Ce jour-là , elle dut en boire plus qu’à l’habitude et laissa choir Tchantchès sur les fonts baptismaux. L’enfant se cogna malencontreusement le nez contre la pierre sacrée. Vu la dureté de sa tête, l’enfant ne poussa pas un seul cri, mais la croissance démesurée de son organe trouva sa source dans ce traumatisme. Un autre malheur devait encore le frapper. Enfant, il contracta la rougeole. A l’époque, on pensait guérir cette maladie en faisant avaler de l’eau ferrugineuse. Sa mère en fabriqua, faisant macérer, dans un seau rempli d’eau, un fer à cheval. Détestant l’eau, il avala rapidement tout le seau et le fer à cheval se cala dans sa gorge. On ne put jamais l’en retirer. Depuis ce jour, il ne lui fut plus possible de tourner la tête latéralement. Affublé de ces deux disgrâces, il fut rapidement l’objet de rires et de sarcasmes. La veille de l’Assomption en 770, il fût élu Prince de Djus d’la Moüse. Il comprit ce jour-là que la laideur, accompagnée de bonté d’âme et d’esprit, sait se faire aimer.
Lors des Fêtes de Wallonie, on parle aussi d’une fameuse route du péket située dans Namur, malheureusement personne n’a été en état de nous fournir un témoignage probant sur l’itinéraire.
Crédit photos: © Sven Laurent
Le goût des Belges est désormais un ouvrage à savourer sans modération. Ecrit par Eric Boschman et Nathalie Derny aux éditions Racine, 192 pages, 34,95 euros dans toutes les bonnes librairies.
- Le lambic
- Le cramique
- Les crêpes
- Le craquelin
- Le café chaussette
- La cassonade
- Le Javanais
- La blanquette de veau
- Le bloedpens
- Les ribbetjes
- Les lacets
- Les choux de Bruxelles
- Le Faro
- Le massepain
- Le Cervelas
- Le jambon d’Ardenne
- Le fromage de Herve
- La tarte au maton
- La mousse au chocolat
- Le lacquemant
- Le péket
- Le beurre
- Les lards
- Les gaufres de Liège
- Le cercueil
- La Mandarine Napoléon
- Les couques
- Croustillons
- Caricoles
- Les langues de chat
- Les tomates crevettes
- La dame blanche
- La salade liégeoise
- La praline
- Le Tango
- La tête de veau en tortue
- La Babelutte
- La moutarde de Gand
- L’avisance
- Maitrank
- Le filet d’Anvers
- Les mignonnettes Côte d’Or
- La cervelle tartare
- La tarte al djote
- La trappiste de Chimay
- Le Café Liégeois
- Le Waterzooi de poissons
- Le bodding
- La Mitraillette
- Le Cécémel
- La couque de Dinant
- Pâté crème
- Le Chipito
- Frisée aux lardons
- La confiture de rhubarbe
- Le café en capsule
- Le Domaine des Agaises
- La côte de porc Blackwell
- Le Jambon d’Ardennes
- Le bigorneau
- La Leffe
- Les ours en gomme
- Le massepain
- Les petits-gris
- Le stoemp
- La tarte au sucre
- Le cuberdon
- Le spéculoos
- Les crevettes grises
- Le Giant
- La tartine au fromage blanc
- Le Betterfood
- Les chicons au gratin
- Pimm’s
- Les macaronis au sucre
- Les Boules de Berlin
- Glace à l’eau
- Flan au caramel en pot
- Hamburger de festival
- Saucisses TV
- Le Poulet rôti
- Miel Meli
- Le Choco Prince
- La Fricadelle/Fricandelle
- La grenadine
- Le Sugus
- Pêche au thon
- Hamburger de festival
- Choco Kwatta
- Le Milk-Shake
- Spaghetti jambon-fromage




2 commentaires
De plus, personne n'ignore que Les abeilles se sentent mieux dans les villes plutôt qu'à la campagne !!!
Incroyable ce que les médias nous enfoncent comme débilités pour vendre leurs copies !
En ville, pas d'agriculture intensive donc pas de pesticides.
Quant aux 75%, relisez. Nulle part dans cet article on ne prétend que les fruits et légumes proviennent de cultures bruxelloises. Les abeilles des villes ont entre autres comme vocation d'attirer l'attention sur le problème des pesticides, pas de polliniser des cultures.