Huit personnes ont été arrêtées au Sri Lanka en lien avec la vague d'attentats qui a frappé dimanche l'île, faisant au moins 207 morts, a annoncé le Premier ministre Ranil Wickremesinghe.


"Jusqu'ici les noms que nous avons sont locaux" mais les enquêteurs cherchent à savoir s'ils ont d'éventuels "liens avec l'étranger", a déclaré dans une allocution télévisée le chef du gouvernement.
Il a aussi reconnu qu'"il y avait des informations" sur des risques d'attaques. Ces informations "doivent faire l'objet d'une enquête", a-t-il ajouté.
Le chef de la police nationale, Pujuth Jayasundara, avait émis une alerte il y a dix jours, sur la foi d'informations "d'une agence de renseignement étrangère" avertissant qu'un mouvement islamiste, le NTJ, projetait "des attentats suicide contre des églises importantes" et l'ambassade d'Inde à Colombo.
Le NTJ (National Thowheeth Jama'ath) s'était fait connaître l'an passé en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhistes.
"Nous devons aussi examiner les raisons pour lesquelles les précautions adéquates n'ont pas été prises", a dit le Premier ministre.
Il a ajouté que la première des priorités du gouvernement était d'"appréhender les terroristes".
"Avant toute chose nous devons nous assurer que le terrorisme ne se manifeste pas au Sri Lanka."
Huit explosions au total, non revendiquées, se sont produites dimanche au Sri Lanka, contre des hôtels de luxe et des églises remplies pour la messe de Pâques. Au moins deux d'entre elles sont le fait de kamikazes, selon des témoins.