La situation devient "totalement ingérable", déplore le patron de Brussels Airport © BELGA

La situation à Brussels Airport devient totalement ingérable en raison des actions des contrôleurs aériens de Skeyes, a déploré jeudi après-midi Arnaud Feist, l'administrateur délégué de l'aéroport bruxellois. Il devient impossible de gérer un outil comme le sien lorsqu'on ne connaît pas l'activité qui y sera possible longtemps à l'avance, se plaint-il. Il appelle dès lors à une sortie rapide du conflit social au sein de la société chargée du contrôle aérien en Belgique.


Si Brussels Airport est revenu à sa pleine capacité de vols depuis 15h00 et le changement d'équipes chez Skeyes, les répercussions s'y font toujours ressentir en termes de retards. Et ce devrait encore être le cas jusqu'en fin de soirée, prévient l'aéroport bruxellois.

Durant la matinée, seule une quinzaine de vols au départ et le même nombre à l'atterrissage pouvaient être assurés par heure. Cela a provoqué de très nombreux retards, d'une durée moyenne d'une heure. Certains vols de Brussels Airlines ont toutefois compté des délais allant jusque 2h30. Tout cela a en outre eu un impact négatif sur les passagers en correspondance.

Au total, une petite trentaine de liaisons ont dû être annulées, dont dix rien que pour la compagnie aérienne belge.

Brussels Airport n'a aucune vue sur ce que sera la situation après 22H00 et le changement d'équipes chez Skeyes. L'aéroport espère en tous cas qu'une pause interviendra dans ce conflit social ce vendredi à l'occasion des commémorations des attentats du 22 mars 2016. Son administrateur délégué a reçu des signaux positifs allant dans ce sens, confie-t-il.

"Mais il faut maintenant atterrir et trouver une solution", insiste Arnaud Feist. "On ne peut pas continuer avec un tel scénario! On est dans l'incertitude totale. Je demande donc clairement une solution rapide pour éviter des actions dans les semaines à venir", alors que se rapprochent les vacances de Pâques.

Les actions des contrôleurs aériens de ces dernières semaines mettent à mal la position de Brussels Airport pour le fret par rapport à des aéroports étrangers, prévient encore son patron. "Certaines compagnies s'y déplacent déjà."