Un fermier australien reconnu coupable du viol d'une touriste belge © BELGA

Un fermier australien de 54 ans, Gene Charles Bristow, qui devait répondre devant la justice de l'enlèvement et du viol d'une touriste belge de 24 ans, a été reconnu coupable lundi, rapportent plusieurs médias australiens.


L'homme originaire de Meningie, à 150 km au sud-est d'Adelaide dans l'Etat d'Australie méridionale, avait séquestré la jeune femme pendant deux jours dans une porcherie désaffectée, lui avait ligoté poignets et chevilles et l'avait violée à plusieurs reprises.

M. Bristow était inculpé d'enlèvement avec les circonstances aggravantes de viol et d'agressions sexuelles.

Le jury d'un tribunal du district d'Adelaide l'a déclaré coupable de toutes les préventions après trois heures de délibérations.

Les faits remontent à février 2017. La jeune femme, en séjour en Australie, avait placé une petite annonce indiquant qu'elle recherchait un travail dans une ferme. L'accusé avait répondu favorablement à cette annonce et avait emmené la Belge depuis Murray Bridge jusqu'à sa ferme de Meningie. Le travail et le gite prévus n'existaient pas.

L'homme avait alors séquestré la jeune femme dans une porcherie désaffectée située à plusieurs centaines de mètres de la maison qu'il partageait avec sa famille.

L'individu aurait ligoté les poignets et chevilles de la jeune femme, aurait pointé une arme factice et l'aurait forcée à se déshabiller. La jeune fille avait été enchaînée et laissée seule avant que l'homme ne revienne plusieurs fois pour l'agresser sexuellement.

Durant sa captivité, la jeune femme, dont l'dentité n'a pas été révélée, avait réussi à utiliser son ordinateur pour envoyer des messages de détresse à sa famille, ses amis et à la police.

Lorsque les forces de l'ordre avaient entamé leurs actions de recherches dans les environs de Meningie, le fermier avait libéré sa victime et l'avait ramenée à Murray Bridge.

M. Bristow a nié l'ensemble des accusations qui lui étaient adressées par la juridiction. Selon lui, les conditions de travail étaient trop difficiles pour la jeune fille et c'est pourquoi elle était partie. Il sera fixé sur sa peine plus tard.