Le parc national de Joshua Tree (Californie), qui devait fermer jeudi en raison du "shutdown", va finalement rester ouvert au public, des fonds débloqués en urgence ayant permis de remédier aux problèmes d'hygiène et d'entretien consécutifs à la paralysie partielle des administrations fédérales.


Mardi, les responsables du célèbre parc naturel de l'Ouest américain (plus de 2,8 millions de visiteurs en 2017) avaient annoncé la fermeture temporaire de Joshua Tree, livré au chaos depuis trois semaines en raison du "shutdown": poubelles débordantes, toilettes pleines, arbres vandalisés et rallyes improvisés dans des zones à l'équilibre très fragile.
"En utilisant immédiatement des recettes générées par les droits d'entrée, les responsables du National Park Service ont réussi à éviter la fermeture temporaire", expliquent-ils dans un communiqué.
La mobilisation de ces fonds a permis de "faire revenir des équipes d'entretien pour régler les problèmes d'hygiène" et "le parc pourra maintenir un certain nombre de services, dont la réouverture des sites de camping". "Le parc va aussi rappeler du personnel supplémentaire pour garantir la protection des ressources et réparer une partie des dégâts", ajoute le communiqué.
Le "shutdown", causé par un différend budgétaire entre le président Donald Trump et le Congrès a placé des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage forcé depuis le 22 décembre, dont la majorité des quelque 20.000 employés du National Park Service, responsables de centaines de lieux emblématiques aux Etats-Unis (parcs nationaux ou monuments).
A Joshua Tree, situé à la confluence de deux déserts typiques de l'Ouest américain, il ne restait jusqu'alors que huit "rangers" pour surveiller 3.200 kilomètres carrés, restés ouverts au public contrairement à d'autres sites dans le pays.
Bénévoles et membres de la petite communauté vivant du tourisme dans le parc s'étaient organisés pour y maintenir les services de base, et ont été remerciés par les autorités du parc.