Poubelles et toilettes pleines, arbres vandalisés, rallyes automobiles improvisés dans des zones protégées: le parc national de Joshua Tree (Californie), livré au chaos depuis trois semaines en raison du "shutdown", va fermer jeudi le temps de se refaire une santé.


"Le parc national de Joshua Tree va fermer temporairement à partir de jeudi 10 janvier 8h00 pour permettre aux équipes de remédier aux problèmes d'hygiène, de sécurité et de protection de la nature qui ont émergé durant la fermeture partielle des administrations" fédérales, a annoncé mardi dans un communiqué le parc californien.
Les responsables de Joshua Tree (qui avait accueilli plus de 2,8 millions de visiteurs en 2017) "prévoient de rétablir l'accès au parc, et à ses services de base, dans les prochains jours", ajoute le communiqué, sans plus de précision.
Le "shutdown", causé par un différend budgétaire entre le président Donald Trump et le Congrès a placé des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage forcé depuis le 22 décembre, dont la majorité des quelque 20.000 employés du National Park Service, responsables de centaines de lieux emblématiques aux Etats-Unis (parcs nationaux ou monuments).
Selon l'Association pour la conservation des parcs nationaux, moins de 4.000 fonctionnaires jugés "essentiels" resteraient en service.
A Joshua Tree, situé à la confluence de deux déserts typiques de l'Ouest américain, il ne reste que huit "rangers" pour surveiller 3.200 kilomètres carrés, restés ouverts au public contrairement à d'autres sites dans le pays.
Ces journées portes ouvertes (l'accès au parc est d'ordinaire strictement contrôlé et payant) ont entraîné un afflux de visiteurs avides de grands espaces gratuits.
Mais cette fréquentation sauvage lourde de conséquences: "Il y a eu des incidents, avec des nouvelles routes tracées par des automobilistes, et la destruction d'arbres de Josué (qui ont donné leur nom au parc, ndlr)", déplore le communiqué.
Bénévoles et membres de la petite communauté vivant du tourisme dans le parc s'étaient organisés pour maintenir les services de base, mais cela n'a manifestement pas suffi.