Douze personnes, dont une famille de neuf Italiens surprise dans une maison par la brusque montée des eaux d'une rivière sortie de son lit, ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche en Sicile.


Les corps des neuf personnes de la même famille, dont des enfants âgés de 1 an, 3 ans et 15 ans, ont été retrouvés à Casteldaccia, une commune côtière à l'est de Palerme, ont annoncé les pompiers. Les six autres victimes sont âgées de 32 à 65 ans.

La maison de campagne où ces Palermitains passaient la fin de semaine a été submergée par les eaux et la boue après le débordement d'une petite rivière, la Milicia, sortie de son lit à la suite des fortes pluies tombées samedi.

Trois autres personnes de la même famille, dont l'une a grimpé dans un arbre pour se mettre à l'abri, ont réussi à échapper au drame, rapportent les médias italiens.

Une enquête a été ouverte pour déterminer si les maisons proches de la rivière ont bien été construites en respectant la législation (à 150 mètres du lit de la rivière).

Un gérant de station-service de 44 ans a également trouvé la mort tard samedi soir dans la région, à Vicari, en essayant de rejoindre à bord d'une jeep son lieu de travail où un employé était bloqué, précise l'agence italienne Agi. Un passager de 20 ans n'a pas encore été retrouvé.

Les secouristes sont aussi à la recherche d'un médecin de 40 ans qui tentait d'aller travailler à l'hôpital de Corleone et a dû abandonner sa voiture sur une route en raison des intempéries.

Un homme et une femme d'origine sicilienne vivant en Allemagne sont par ailleurs décédés à bord de leur véhicule de location emporté par un torrent en crue, plus au sud, dans la région d'Agrigente, ont précisé les pompiers.

Des vents violents et de très fortes pluies avaient déjà fait vingt morts cette semaine dans d'autres régions d'Italie, selon un décompte de la protection civile.

"Nous avons besoin de 40 milliards d'euros pour sécuriser tout le territoire national", a estimé le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, l'homme fort du gouvernement, qui a envoyé une nouvelle pique à l'Union européenne durant une conférence de presse.

"Je m'engage à collecter et dépenser, avec l'espoir que n'arrivent pas des lettres de contestation de Bruxelles parce que nous dépensons trop", a dit le président de la Ligue (extrême-droite) qui entend activer auprès de Bruxelles une aide extraordinaire aux catastrophes revue à la hausse.