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Lancement imminent de la Hockey Pro League : tout sur cette nouvelle compétition

En 2017, la Fédération Internationale de Hockey (FIH) a émis l'intention d'organiser une nouvelle compétition internationale, baptisée Hockey Pro League, et destinée à remplacer la World League et le Champions Trophy. La première édition de ce tournoi, qui verra s'affronter les meilleures nations mondiales, débutera en 19 janvier 2019. Découvrez ci-après toutes les infos utiles relatives à cette épreuve inédite.

Un nouveau tournoi

Un nouveau tournoi © FIH


La Hockey Pro League, dont la première édition se déroulera en 2019, succède à la World League. La Fédération Internationale de Hockey a présenté son projet, ainsi que les équipes participantes, dès 2017. Chez les messieurs comme chez les dames, ce mini-championnat réunira neuf équipes figurant parmi l'élite de la planète hockey.


L'enjeu

L'enjeu © EPA


Qui dit compétition, dit forcément enjeu et récompense. La Hockey Pro League est en réalité l'un des tournois qualificatifs pour le prochain Championnat du monde ou pour les Jeux Olympiques. Pour les équipes concernées, l'enjeu de cette première édition est en fait d'obtenir leur qualification pour les Jeux de Tokyo en 2020.

Du sud au nord

Du sud au nord © Belga


De janvier à juin, neuf équipes s'affronteront en match aller-retour. Afin de mutualiser les rencontres et de limiter les dépenses, la fédération belge souhaitait concentrer les événements sur un minimum de sites. Deux sites ont été retenus, en l'occurrence les installations de la Wilrijkse Plein à Anvers, où se dérouleront également les championnats d'Europe en août 2019, ainsi que le club d'Uccle Sport. Pour des raisons de sécurité, le Pakistan jouera à l'étranger les rencontres qu'il était censé disputer à domicile.

Dernier carré

Dernier carré © Belga


Pendant les phases qualificatives, chaque équipe disputera huit matchs à domicile et huit à l'extérieur. Les quatre meilleures nations se rencontreront lors du « Final Four » qui aura lieu du 27 au 30 juin à Amsterdam avec, à la clé, une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo.

La procédure de sélection

La procédure de sélection © Belga


En décembre 2016, la FIH a lancé une invitation aux 16 meilleures nations de la planète en vue de participer à la Hockey Pro League. Les pays intéressés avaient jusqu'à avril 2017 pour poser leur candidature. Chez les messieurs, douze pays ont fait part de leur intérêt, contre quatorze chez les dames. Après moult tergiversations, la FIH a sélectionné neuf équipes masculines et neuf équipes féminines. Les nations sélectionnées participeront aux quatre premières éditions de la Pro League.

L'Inde se désiste

L'Inde se désiste © Belga


En juillet 2017, la Fédération Internationale de Hockey confirmait le désistement de l'Inde pour la prochaine campagne de Pro League, tant chez les messieurs que chez les dames. Les réservistes désignés par la FIH pour remplacer l'Inde sont l'Espagne chez les messieurs et la Belgique chez les dames.

Les équipes féminines (1)

Les équipes féminines (1) © Belga

Pays-Bas (FIH 1) 

L'équipe des Pays-Bas au sommet de la hiérarchie mondiale. Avec neuf titres européens, onze Championnats du monde et trois médailles d'or aux JO, l'équipe féminine des Pays-Bas domine le hockey mondial de la tête et des épaules. A fortiori si l'on ajoute à ce palmarès deux World League et six Champions Trophy, deux compétitions appelées à disparaître suite à la création de la Hockey Pro League.La star de l'équipe : si l'équipe des Pays-Bas compte en ses rangs plusieurs joueuses de grand talent, un nom sort cependant du lot : celui de l'attaquante Lidewij Welten. Elle fit ses débuts en équipe nationale le 7 avril 2008, à l'âge de 17 ans, et remporta la même année la médaille d'or aux JO de Pékin. Désignée « Joueuse de l'année » en 2015, elle abandonna sa couronne l'année suivante au profit de sa compatriote Naomi van As, elle-même détrônée en 2017 par l'Argentine Delfina Merino.

Angleterre (FIH 2)

Classées au deuxième rang mondial, les Anglaises sont loin d'avoir glané autant de titres que leurs homologues néerlandaises. Un titre mondial et deux Championnats européens figurent à leur palmarès. Elles ont certes remporté le titre olympique en 2016, mais c'était sous la bannière de la Grande-Bretagne. C'est toutefois bel et bien l'équipe d'Angleterre qui participera à la Pro League.La star de l'équipe : âgée de 33 ans, Alex Danson fait partie de l'élite du hockey féminin. Capitaine et recordwoman de sélections en équipe d'Angleterre et de Grande-Bretagne, elle est une véritable icône outre-Manche. Il y a quelques années, elle a même créé sa propre académie.

Australie (FIH 3)

Pratiquement imbattables dans les années 90, les « Hockeyroos » sont désormais abonnées aux places d'honneur. La star de l'équipe : sélectionnée pour la première fois en équipe nationale à l'âge de 24 ans, Jodie Kenny s'est mise ensuite à tutoyer les sommets. Âgée aujourd'hui de 31 ans, elle a porté plus de 200 fois le maillot de l'Australie. Elle défend actuellement les couleurs du club des « Queensland Scorchers ».

Les équipes féminines (2)

Les équipes féminines (2) © Belga

Argentine (FIH 4)

L'une des principales menaces pour les Néerlandaises, grandissimes favorites de la compétition. Championne du monde à deux reprises (2002 et 2010), l'Argentine est également double médaillée d'argent (2000 et 2012) et de bronze (2004 et 2008) aux Jeux Olympiques. « Las Leonas » ont en outre remporté sept fois le Champions Trophy et une fois la World League.La star de l'équipe : pion incontournable de l'équipe argentine depuis 2009, Delfina Merino fut désignée « Meilleure joueuse du monde 2017 ». Son palmarès est tout à fait étonnant : une Coupe du monde, cinq Champions Trophy, une World League et une médaille d'argent aux JO de Londres en 2012.

Allemagne (FIH 5)

La grande époque de la « Mannschaft » remonte aux années 70 et 80 avec, en points d'orgue, deux Coupes du monde (1976 et 1981). Plus récemment, les Allemandes ont remporté deux Championnats d'Europe (2007 et 2013), ainsi qu'un titre olympique (Athènes 2004). Relativement décevante ces deux dernières années, l'équipe d'Allemagne ne fait pas partie des favorites de la Pro League. La star de l'équipe : âgée de 21 ans à peine, Nike Lorenz symbolise les espoirs de l'Allemagne. Deux fois candidate au titre de « Talent of the Year », elle a dû à chaque fois se contenter d'une place d'honneur.

Nouvelle-Zélande (FIH 6)

Le bilan de l'équipe féminine de Nouvelle-Zélande se résume à trois Coupes d'Océanie et quelques places d'honneur, dont deux quatrièmes places aux JO de Londres (2012) et de Rio (2016). La star de l'équipe : même si elle ne fait pas partie du top 3 mondial, la Nouvelle-Zélande compte en ses rangs une milieu de terrain de classe mondiale. Âgée de 27 ans, Stacey Michelsen a été élue en 2011 « Women's Young Player of the Year » et pourrait prétendre cette année au titre de « Meilleure Joueuse ».

Les équipes féminines (3)

Les équipes féminines (3) © Belga

Belgique (FIH 13)

Au départ, les « Red Panthers » n'étaient pas sélectionnées pour prendre part à la Pro League. Première réserve, l'équipe belge participera bel et bien au tournoi suite à la défection de l'Inde. Privées de grands tournois pendant une décennie, les joueuses belges s'en tirent plutôt bien depuis 2011 avec, notamment, une brillante deuxième place lors du Championnat d'Europe 2017. La star de l'équipe : âgée de 24 ans à peine, la gardienne de but Aisling D'Hooghe fait partie des valeurs sûres des « Red Panthers ». Titulaire indiscutable depuis les JO de 2012, alors qu'elle n'avait que 18 ans, Aisling a révélé l'an dernier qu'elle souffrait de sclérose en plaque depuis sa plus tendre enfance.

Chine (FIH 10)

Hormis trois titres aux Jeux asiatiques et deux Coupes d'Asie, les Chinoises n'ont pas de quoi pavoiser. Leur dernier podium remonte à 2012, lorsqu'elles remportèrent la médaille d'argent aux JO de Pékin.La star de l'équipe : Cui Qiuxia est l'une des trois capitaines désignées de l'équipe de Chine. Âgée de 28 ans, elle a déjà disputé plus de 140 rencontres internationales.

États-Unis (FIH 12)

Les États-Unis ont beau être l'une des plus grandes nations sportives au monde, le hockey n'est pas leur sport de prédilection. À ce jour, hormis une première place aux Jeux panaméricains en 2011, les joueuses américaines n'ont pas remporté le moindre tournoi d'envergure. À noter qu'aux Jeux panaméricains, elles sont quasi systématiquement barrées par l'équipe d'Argentine. La star de l'équipe : depuis qu'elle a fait ses débuts en équipe nationale il y a dix ans, à l'âge de 19 ans, Melissa Gonzalez est l'une des valeurs sûres de la formation américaine. L'an dernier, elle faisait partie des compétitrices nommées pour le titre de « Meilleure Joueuse ».

Les équipes masculines (1)

Les équipes masculines (1) © Belga

Belgique (FIH 1)

En ce mois de décembre 2018, l'équipe masculine de hockey sur gazon a revêtu la triple casquette de Championne du monde, leader au classement mondial et « Équipe belge de l'année ». Les « Red Lions » font partie de l'élite mondiale depuis un certain nombre d'années, comme en témoignent les trois médailles glanées lors des Championnats d'Europe, la médaille d'argent remportée en Ligue mondiale et le titre de vice-champions olympiques en 2016. Il ne leur manquait plus que le titre suprême. C'est désormais chose faite depuis le dimanche 16 décembre, date à laquelle ils sont devenus Champions du monde en battant les Pays-Bas au terme d'une finale palpitante. La star de l'équipe : lors de la cérémonie des « Hockey Star Awards », organisée par la FIH en février 2018, l'Anversois Arthur Van Doren a été élu « Étoile montante » pour la seconde année consécutive, ainsi que « Meilleur hockeyeur de l'année ». Une véritable consécration pour ce joueur de 23 ans qui défend actuellement les couleurs de l'équipe néerlandaise de Bloemendaal.

Australie (FIH 2)

Triples Champions du monde (1986, 2010 et 2014), les Australiens ont été éliminés cette année par la Hollande au stade des demi-finales. Quoi qu'il en soit, l'Australie demeurera la dernière équipe à avoir remporté le Champions Trophy et la World League, deux compétitions bientôt remplacées par la Hockey Pro League.La star de l'équipe : âgé de 27 ans, Jake Whetton compte parmi les tout meilleurs attaquants au monde. Il défend les couleurs de « Queensland Blades », un top club faisant partie de l'Australian Hockey League et est personnellement engagé dans le club amateur « Vic Park Panthers », basé à Perth.

Pays-Bas (FIH 3)

Battus en finale du Championnat d'Europe 2017 par une équipe néerlandaise impériale, les « Red Lions » viennent de prendre une sacrée revanche sur leurs voisins du nord en remportant la finale du Championnat du monde. Les « Oranje » n'en demeurent pas moins une équipe de très haut niveau ayant engrangé trois titres mondiaux, cinq Championnats d'Europe et deux médailles d'or olympiques.La star de l'équipe : en tant que capitaine de l'équipe néerlandaise, Billy Bakker espérait soulever la dernière Coupe du monde. Comme on le sait désormais, cet honneur échut à notre compatriote Arthur Van Doren. Âgé de 30 ans, Billy Bakker occupe le poste de milieu offensif au « Amsterdamsche Hockey & Bandy Club ».

Les équipes masculines (2)

Les équipes masculines (2)

Argentine (FIH 4)

Les bourreaux des « Red Lions » en finale des JO de Rio en 2016. Une finale remportée par les Argentins sur le score sans appel de 4 buts à 2. Il s'agissait de leur premier trophée international après trois victoires lors du Championnat panaméricain. Hélas, à ce jour, aucun Championnat du monde ne figure à leur palmarès. La star de l'équipe : après avoir terminé à deux reprises à la deuxième place, Gonzalo Peillat fut finalement élu « Talent of the Year » en 2014. Surnommé « La Hache » en raison de sa propension à frapper sur la crosse de ses adversaires, le natif de Buenos Aires est un pion incontournable du onze argentin. L'an dernier, il termina deuxième dans la course au titre de « Meilleur hockeyeur de l'année », derrière notre compatriote Arthur Van Doren.

Allemagne (FIH 6)

Intraitable entre 2011 et 2014 avec, à la clé, deux titres de Champions d'Europe, une médaille d'or aux JO de Londres en 2012 et un Trophée des Champions, la « Mannschaft » est depuis en manque de résultats probants. Lors du dernier Championnat du monde, les Allemands se sont inclinés en quarts de finale face à la... Belgique. La star de l'équipe : malgré son indéniable talent, Mats Grambusch n'a pu éviter à lui seul la défaite face aux « Red Lions ». L'an dernier, il a terminé troisième lors de l'élection du « Meilleur Joueur ».

Angleterre (FIH 7)

L'équipe que l'on n'attendait pas au stade des demi-finales de la Coupe du monde. Après une mise en train laborieuse, les médaillés de bronze de l'Euro 2017 éliminèrent en quarts de finale l'Argentine, Championne olympique en titre. En demi-finale, les Anglais ne firent pas le poids face à une équipe belge qui leur infligea une véritable déculottée (0-6). La star de l'équipe : âgé de 26 ans, Phil Roper est le capitaine emblématique de l'équipe d'Angleterre. Évoluant en championnat comme milieu de terrain à Wimbledon, il fut désigné « Meilleur Joueur » en 2018.

Les équipes masculines (3)

Les équipes masculines (3) © Belga

Nouvelle-Zélande (FIH 8)

Leur seul titre significatif remontant à 1976, les Néo-Zélandais sont souvent réduits à faire de la figuration. Cette année-là, les « Black Sticks » remportèrent une victoire historique sur leur éternel rival australien en finale des JO de Montréal, devenant de fait la première nation autre qu'asiatique ou européenne à devenir Championne olympique. Leur meilleure prestation en Coupe du monde se résume à une septième place. Sur le continent océanique, ils sont systématiquement barrés par l'Australie. La star de l'équipe : après un début de carrière aux Pays-Bas, plus précisément au HC Rotterdam, Simon Child poursuit actuellement sa carrière professionnelle comme attaquant dans l'équipe indienne des Delhi Waveriders.

Espagne (FIH 9)

Souvent challenger, rarement favorite, l'équipe d'Espagne connut son heure de gloire entre 2005 et 2008, trois années ponctuées par une première place au Championnat d'Europe (2005), une troisième place en Coupe du monde (2006) et une médaille d'argent aux JO de Pékin (2008). Leur dernier résultat significatif date de 2011, lorsqu'ils décrochèrent la médaille d'argent au Champions Trophy.La star de l'équipe : pilier incontournable de l'équipe d'Espagne ayant remporté l'argent lors des JO de Pékin en 2008, Sergi Enrique compte pratiquement 300 rencontres internationales à son actif. En 2009, il s'adjugea une place d'honneur lors de l'élection du « Talent of the Year ».

Pakistan (FIH 13)

Jusqu'au milieu des années 90, les « Green Shirts » faisaient partie de l'élite mondiale avec, au compteur, trois titres olympiques, 4 Coupes du monde, 3 Trophées des Champions et 3 Coupes d'Asie. Depuis, le Pakistan affiche des résultats en dents de scie dans les grands tournois. La dernière médaille remonte à 1998, le dernier trophée à 1994.La star de l'équipe : Muhammad Rizwan Sr. porte les couleurs du club néerlandais « Oranje-Rood », basé à Eindhoven, où il a pour coéquipier notre compatriote Thomas Briels. Capitaine d'une équipe pakistanaise incapable de franchir le cap des barrages lors du dernier Mondial, il quitta prématurément le tournoi sur blessure.

Coup d'envoi de la compétition

Coup d'envoi de la compétition © proximus


Coup d'envoi de la compétition : le 19 janvier. Les « Red Lions » affronteront en déplacement l'équipe d'Espagne, sélectionnée suite à la défection de l'Inde. Quant à l'équipe féminine, baptisée « Red Panthers », elle ouvrira le bal le 26 janvier en déplacement en Argentine. Le même jour, l'équipe masculine d'Argentine accueillera également son homologue belge. La compétition se poursuivra d'ailleurs selon le même canevas, à savoir que les équipes masculines et féminines affronteront le même jour le même adversaire.

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