Un autre groupe de 43 opposants vénézuéliens emprisonnés pour "violence politique" a été libéré mercredi, dans un geste d'apaisement du président socialiste Nicolas Maduro après sa réélection contestée à un nouveau mandat présidentiel le 20 mai.

Cette nouvelle libération porte à 123 le nombre de détenus politiques relâchés depuis le 1er juin, parmi lesquels des figures importantes de l'opposition, tel l'ancien maire de San Cristobal, Daniel Ceballos.
Avant de recouvrer la liberté, les détenus ont comparu lors d'une cérémonie devant la présidente de l'Assemblée constituante, Delcy Rodriguez, en charge des libérations via une Commission de la vérité, et le procureur général Tarek William Saab.
"Le cycle ne s'arrête pas aujourd'hui", a assuré ce dernier mercredi.
Les prisonniers libérés restent soumis à des mesures de contrôle, notamment l'interdiction de quitter le pays. La plupart ne sont pas autorisés à s'exprimer devant la presse.
Selon l'ONG Foro Penal, le Venezuela compte quelque 300 "prisonniers politiques", ce que le gouvernement socialiste dément.
L'isolement international du pouvoir vénézuélien s'est renforcé depuis la réélection de M. Maduro lors d'un scrutin boycotté par la coalition de l'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD), qui considérait l'élection comme truquée.
Ce scrutin n'a pas été reconnu par les Etats-Unis, l'Union européenne et 13 pays d'Amérique latine.
M. Maduro avait proposé de libérer des opposants incarcérés pour "surmonter les blessures laissées par les manifestations, les conspirations".