Yémen: le chef de l'ONU rejette des critiques du président Hadi © BELGA

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a assuré que son organisation agissait comme un "médiateur impartial" au Yémen, après des critiques du président Abd Rabbo Mansour Hadi contre l'envoyé spécial onusien dans ce pays, selon une lettre obtenue dimanche.


Tout en soulignant que l'envoyé spécial Martin Griffiths et lui-même prenaient "très au sérieux" les "inquiétudes légitimes" du gouvernement yéménite, M. Guterres a opposé une fin de non-recevoir à une lettre la semaine dernière de M. Hadi. Ce dernier y accusait le médiateur de l'ONU de prendre le parti des rebelles Houthis. "Les Nations unies restent fermement engagées à servir de médiateur impartial et de confiance dans le processus de paix", a écrit M. Guterres, en affirmant également "compter sur les parties pour rester engagées".

Dans sa lettre, le président yéménite avait notamment accusé M. Griffiths de permettre aux rebelles de rester dans la ville de Hodeida (ouest) et dans son port, contrairement à ce que prévoit un accord conclu en décembre sous l'égide de l'ONU en Suède.

Les Nations unies avaient fait état le 14 mai du retrait des Houthis du port de Hodeida et de deux autres ports proches, mais des responsables gouvernementaux avaient dénoncé une "manipulation", accusant les rebelles d'en remettre le contrôle à des garde-côtes qui leur sont favorables.