Le président malgache Andry Rajoelina a décidé jeudi de reporter le référendum constitutionnel qu'il avait programmé le même jour que les élections législatives du 27 mai pour cause d'avis défavorable de la plus haute instance judiciaire du pays.


"On se soumet parce que nous respectons la loi. Selon les explications de la HCC (Haute-cour constitutionnelle), on doit attendre la mise en place de l'Assemblée nationale avant de procéder à la révision des dispositions de la Constitution", a expliqué sur Facebook la directrice de la communication du chef de l'Etat, Rina Rakotomanga.
Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière la tenue le 27 mai, en même temps que le scrutin législatif, d'un référendum sur la modification de la Constitution.
Ce projet visait à supprimer le Sénat, la deuxième chambre du Parlement, et à "l'octroi de plus de pouvoir aux autorités régionales", conformément aux promesses du président Rajoelina, élu en décembre.
Son rival malheureux lors de ce scrutin, l'ancien chef de l'Etat Marc Ravalomanana, s'était publiquement opposé à la tenue de ce référendum, accusant M. Rajoelina de vouloir "faire le forcing" sans consulter les autres partis.
Le président a regretté la décision de la HCC.
"Malheureusement, la décentralisation effective pour un développement local tant attendu par la population devra attendre", a-t-il déploré sur son compte Facebook.
La Constitution actuellement en vigueur à Madagascar a été adopté en 2010, sous la transition présidée par Andry Rajoelina, après le renversement par l'armée de l'ancien président Marc Ravalomanana.