Le groupe Extinction Rebellion, qui mène depuis lundi des actions de blocage à Londres pour réclamer un "état d'urgence écologique", s'est dit prêt dimanche à faire une "pause" si le gouvernement britannique accepte d'ouvrir des négociations.


Né au Royaume-Uni, ce réseau de militants bloquait dimanche plusieurs lieux très fréquentés du centre de la capitale britannique pour la septième journée consécutive. La circulation était ainsi perturbée au niveau de Waterloo Bridge, Marble Arch et Parliament Square en raison de "manifestations", a indiqué sur Twitter l'autorité des transports de Londres (TfL).
"Nous sommes prêts à faire une pause si le gouvernement s'assoit à la table de négociation", a déclaré un porte-parole du groupe, James Fox, précisant ne pas avoir reçu à ce stade de réponse positive de l'exécutif britannique. "S'ils ne saisissent pas cette occasion et refusent de venir négocier avec nous, cela continuera et cela s'intensifiera, de façon différente et très créative", a-t-il prévenu.
Extinction Rebellion, dont le réseau est devenu international, a trois revendications au Royaume-Uni: la proclamation d'un "état d'urgence climatique et écologique", l'élaboration d'un plan d'actions pour "réduire à zéro" les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2025 et la création d'une "assemblée citoyenne" qui, aidée d'avis scientifiques, se prononcerait sur des questions climatiques.
Dimanche, des agents de la police londonienne tentaient de débloquer Waterloo Bridge, partiellement transformé en jardin par les militants d'Extinction Rebellion, qui ont accroché sur le pont une grande banderole "Agissons maintenant". Plusieurs manifestants ont été délogés sans opposer de résistance, illustrant le mode opératoire du mouvement, qui prône la désobéissance civile non violente.
Les actions menées par le groupe ont conduit à "831 arrestations" depuis le début de la semaine, 42 personnes ayant fait l'objet de poursuites, selon Scotland Yard.
Inquiet des conséquences de ces blocages à répétition, le maire de Londres Sadiq Khan a appelé Extinction Rebellion à cesser son action, en soulignant que plus de 9.000 policiers avaient dû être mobilisés sur ce dossier, au détriment de leurs autres missions. "Cette situation a maintenant un impact réel sur notre ville, nos communautés, nos entreprises et nos services de police", a-t-il déclaré, dans un communiqué.