Douze des quelque cinquante accusés dans le scandale des pots-de-vin versés par des parents fortunés pour garantir l'admission de leurs enfants dans des universités renommées ont plaidé non coupable lundi au tribunal fédéral de Boston, a indiqué une porte-parole du procureur.


Les personnes ayant comparu lundi étaient pour la plupart des entraîneurs sportifs, accusés d'avoir faussement affirmé que les enfants concernés pratiquaient un sport de haut niveau faisant d'eux des recrues de choix pour ces universités, ou des administrateurs d'examens nationaux déterminants pour la sélection des lycéens, qui auraient truqué les tests des enfants concernés.
Ces douze accusés ont tous plaidé non coupable au même chef d'inculpation de conspiration pour racket.
Aucun des trente-trois parents, accusés d'avoir payé jusqu'à 6,5 millions de dollars de pots-de-vin, n'a comparu lundi. Ils sont attendus pour la plupart vendredi.
Parmi ces parents figurent deux actrices connues, Felicity Huffman ("Desperate Housewives") et Lori Loughlin ("La Fête à la maison"), qui devraient comparaître le 3 avril.
Argent et privilèges sont au centre de ce scandale qui a éclaboussé de nombreuses personnalités aux Etats-Unis, décidées à contourner le système ultra-compétitif d'admission à certaines grandes universités américaines, dont des établissements privés comme Yale, Stanford, ou Georgetown mais aussi publics comme UCLA ou l'université d'Austin au Texas.
Selon les enquêteurs, Felicity Huffman a versé 15.000 dollars pour que les résultats d'examen d'une de ses filles soient falsifiés.
Quant à Lori Loughlin et son mari, le designer Mossimo Giannulli, ils auraient versé quelque 500.000 dollars afin que leurs deux filles soient admises à l'Université de Californie du Sud (USC).
Aucun des enfants n'a été inculpé.