La reconnaissance par Washington de la souveraineté d'Israël sur le plateau syrien du Golan s'apparente à un "cadeau électoral" au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lancé le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.


"La signature de (Donald) Trump est pratiquement un cadeau électoral à (Benjamin) Netanyahu qui est en difficulté avant les élections", a souligné le ministre turc lors d'un discours prononcé à Antalya.
"Quoi que vous fassiez (pour Netanyahu) - qui divise jusqu'à son propre peuple, qui bombarde à Gaza, aujourd'hui, comme vous pouvez le voir, pour ce tyran, il n'y aura pas d'avantages. Les efforts de l'Amérique sont vains", a poursuivi Mevlut Cavusoglu, dont les propos étaient retransmis à la télévision turque.
La décision américaine intervient à quinze jours d'élections législatives, le 9 avril, incertaines pour le Premier ministre israélien.
Israël a conquis une grande partie du Golan syrien (1.200 km2) lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant de l'annexer en 1981. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.
L'armée israélienne a déclenché lundi de multiples frappes dans la bande de Gaza en représailles au tir d'une roquette qui a fait sept blessés au nord de Tel-Aviv.
Ce n'est pas la première fois que la Turquie dénonce Donald Trump pour sa politique envers Israël. Ankara avait déploré à plusieurs reprises en 2017 que le président américain reconnaisse Jérusalem comme la capitale d'Israël.
Mevlut Cavusoglu a assuré que la Turquie "ferait jusqu'au bout tout ce qui est nécessaire" et oeuvrerait avec la communauté internationale contre "les décisions unilatérales" prises au détriment du droit international.
Les relations entre la Turquie et Israël sont tendues, en particulier depuis des échanges verbaux âpres entre le président Recep Tayyip Erdogan, qui se présente comme un champion de la cause palestinienne, et Benjamin Netanyahu.