Les deux bombardiers envoyés par Moscou au Venezuela pour des manoeuvres militaires ont quitté le pays vendredi pour rentrer en Russie, a annoncé l'armée vénézuélienne.


"Avec le décollage des TU-160, nous faisons nos adieux à nos amis de la Fédération de Russie, avec lesquels nous avons partagé nos expériences", a déclaré sur Twitter le Commandement de la défense aérienne.
Ces manoeuvres militaires conjointes, auxquelles la presse n'a pas eu accès, sont une "garantie pour la paix", a ajouté l'armée.
Le message est accompagné d'une vidéo montrant un des deux bombardiers blancs décollant de l'aéroport Miaquetia de Caracas.
"Grâce à la Fédération de Russie, nous continuons de bâtir une équipe productive et vigoureuse de fraternité et de coopération efficace. Toujours vers la victoire ! Nous vaincrons ! ", a déclaré sur Twitter le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, en confirmant le départ des appareils.
Les deux avions, en plus d'un avion de transport An-124 et d'un avion de ligne Il-62, avait atterri lundi au Venezuela. La veille, le président socialiste Nicolas Maduro avait affirmé que les États-Unis avaient mis en place un plan pour le renverser.
Ces manoeuvres ont ravivé les tensions entre Caracas et Washington, ainsi qu'avec la Colombie voisine, que le président vénézuélien accuse, comme le Brésil, de participer à un plan des États-Unis pour le renverser et l'assassiner.
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a réagi avec irritation, mettant en cause Moscou et Caracas, "deux gouvernements corrompus (qui) dilapident l'argent public, écrasent la liberté pendant que leurs peuples souffrent".
Une déclaration "inacceptable", a réagi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
De son côté, le président colombien Ivan Duque a estimé mercredi que le continent américain devait être "vigilant" face aux manoeuvres militaires "hostiles" lancées par le gouvernement de Maduro et il a nié catégoriquement toute tentative de le renverser par la force.
Nicolas Maduro, 55 ans, entamera un deuxième mandat de six ans le 10 janvier, après sa victoire à l'élection présidentielle du 20 mai, jugée illégitime par l'opposition et dont le résultat n'a pas été reconnu par les États-Unis, l'Union européenne et la plupart des pays d'Amérique latine.