Le Premier ministre français Edouard Philippe a activé mardi soir la cellule interministérielle de crise du ministère de l'Intérieur à la suite de la fusillade du marché de Noël de Strasbourg qui a fait plusieurs morts et blessés, a annoncé le gouvernement français.


Le chef du gouvernement "a décidé du déclenchement de la cellule interministérielle de crise afin de réunir les ministères et les services concernés pour le suivi et la gestion de la fusillade de Strasbourg", a indiqué Matignon à l'AFP. Le président français Emmanuel Macron va rejoindre d'ici peu cette cellule de crise.
Le ministre des Affaires intérieures, Christophe Castaner, est arrivé pour sa part à Strasbourg.
Les médias français rapportent que quatre personnes ont été tuées, mais le bilan de la préfecture de la région Grand-Est le maintenait à deux morts et 12 blessés à 23h15.
Plusieurs quartiers de la ville alsacienne sont toujours bouclés à Strasbourg en raison d'une opération policière en cours, alors que l'auteur présumé de la fusillade est toujours en fuite. Certains accès autoroutiers au nord et au sud de la ville sont également coupés.
L'auteur des coups de feu a été blessé par une patrouille de soldats de l'opération Sentinelle qui sécurisaient le marché de Noël, mais l'opération en cours n'a pas encore permis d'intercepter le suspect vers minuit.
La police française demande aux habitants de ne pas sortir de chez eux et de suivre les consignes des autorités. Plusieurs milliers de personnes sont aussi bloquées au Parlement européen, dont le siège est à Strasbourg et qui était en séance plénière cette semaine.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "assassinats, tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-il annoncé.