Une fusillade a fait deux morts et onze blessés dont 7 en urgence absolue sur le Marché de Noël de Strasbourg, ont indiqué police et préfecture. Les policiers étaient à la recherche du tireur qui s'est enfui. Une "piste terroriste est évoquée".


Le tireur a été identifié, il est connu pour des faits de "droit commun", a indiqué le ministre de l'intérieur Christophe Castaner. La préfecture a précisé qu'il était fiché "S".
Selon la police, il a été blessé par des militaires de l'opération Sentinelle avant de prendre la fuite. Un "échange de coups de feu s'est produit dans le quartier où il serait retranché".
La section antiterroriste du parquet de Paris a décidé de se saisir des faits, a annoncé de son côté le parquet.
Le traditionnel marché de Noël de Strasbourg qui a connu dans le passé des menaces d'attentat, est protégé en permanence par un important dispositif de surveillance. La ville abrite par ailleurs le siège du Parlement européen.
"Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg. Merci à tous de rester chez vous en attendant une clarification de la situation", a tweeté Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg.
La "Grande Ile", le centre historique de Strasbourg, a été entièrement bouclé par les forces de l'ordre qui ont invité les passants à se mettre à l'abri.
Des militaires en armes, des policiers et des véhicules de secours ont afflué vers le lieu de la fusillade.
Des témoins ont indiqué avoir entendu plusieurs coups de feu aux alentours de 20h00. La foule qui se pressait dans les rues les a quittées précipitamment.
Dans un tweet, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dit être en train de suivre "la situation au centre de veille du ministère de l'Intérieur" avec le secrétaire d'Etat Laurent Nunez. "Nos services de sécurité et secours sont mobilisés. Ne propagez pas de rumeurs et suivez les conseils des autorités", ajoute le tweet.
Le président Emmanuel Macron a demandé à M. Castaner de se rendre rapidement sur place, a-t-on appris auprès de la présidence.
Cette fusillade intervient alors que la France vit sous une menace terroriste élevée depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent qui a fait 246 tués depuis 2015.
La France a été frappée deux fois cette année au cours d'attaques qui ont fait cinq morts.