Merkel fait l'éloge d'une étape "décisive" pour faire face à la problématique migratoire © BELGA

Le Pacte des Nations unies sur la migration est une étape "décisive" pour le développement d'une approche internationale sur la migration, a soutenu la chancelière allemande Angela Merkel lundi à Marrakech. La cheffe du gouvernement allemand était, avec Charles Michel pour la Belgique, Pedro Sanchez pour l'Espagne et Alexis Tsipras pour la Grèce, l'un des rares dirigeants européens à s'être déplacé pour soutenir l'accord. D'autres pays ont ainsi préféré envoyer un ministre ou un secrétaire d'État pour les représenter.


Alors que l'Europe s'est montrée divisée sur ce pacte, Angela Merkel l'a présenté comme une étape importante dans la lutte contre le trafic d'êtres humains. Elle a également ajouté que les migrations constituaient un phénomène normal, duquel des pays comme l'Allemagne tiraient leur avantage sur le plan économique.

Seule une approche concertée sur la migration est susceptible de porter ses fruits, a poursuivi la chancelière, arguant que les pays ne pouvaient pas faire face individuellement à cette problématique internationale.

Si l'immigration illégale attise certaines peurs, "celles-ci sont aujourd'hui utilisées par les opposants du pacte" onusien "pour diffuser des informations inexactes", a insisté Mme Merkel dans un discours très applaudi.

Elle a ainsi plaidé avec passion pour le multilatéralisme en rappelant l'histoire de son pays, marqué par le nazisme. Pendant le Seconde Guerre mondiale, le national-socialisme a apporté à l'Allemagne énormément de souffrances pour l'humanité. "La réponse au nationalisme pur a été la fondation des Nations unies et l'engagement de trouver ensemble des réponses à nos problèmes communs", a-t-elle rappelé.

Des représentants de quelque 150 pays assistaient à la conférence de Marrakech, dernière étape avant un ultime vote de ratification le 19 décembre à l'Assemblée générale des Nations unies à New York.