Le Vatican a publié jeudi une nouvelle loi promulguée par le pape et qui doit entrer en fonction en juin pour rationaliser et simplifier l'administration du tout petit Etat.


Elu en 2013, notamment pour mener une série de réformes institutionnelles, Jorge Bergoglio avait nommé l'an dernier une commission pour évaluer une réorganisation du gouvernorat, les services administratifs régis par une loi datant de 2002, sous Jean Paul II.
Cette réforme est régie par "les principes de rationalisation, d'économies et de simplification" et soumise à "des critères de fonctionnalité, de transparence, de cohérence normative et de flexibilité organisationnelle", explique-t-il dans un préambule au texte.
Pour simplifier la structure, les directions passent de neuf à sept, les bureaux centraux de cinq à deux. Et pour en garantir la transparence, un organisme d'audit et de contrôle est créé. Il sera chargé d'évaluer le respect des normes en vigueur mais aussi l'efficacité des services.
Un service de comptabilité générale établira un bilan et vérifiera la conformité et l'exécution des contrats. Et tous les contrats importants devront désormais être soumis à une étude juridique, en limitant au maximum le recours à des entreprises non-vaticanes.
Chargé de l'organisation au quotidien de la Cité du Vatican, un territoire de 44 hectares au coeur de Rome, le gouvernorat est le premier employeur du Saint-Siège, avec environ 2.000 des quelque 4.500 collaborateurs du micro-Etat.
Certains sont ecclésiastiques mais beaucoup sont des laïcs: jardiniers, techniciens, comptables, membres des services de sécurité, guides des musées du Vatican, les employés de la grande pharmacie...