Le référendum sur une nouvelle Constitution en Libye pourrait se tenir en février 2019, si les conditions de sécurité sont réunies, a annoncé jeudi le président de la Haute commission nationale électorale (HNEC).


"Il est possible d'organiser un référendum sur le projet de Constitution vers fin février" 2019, a indiqué Imed al-Sayeh, président de cette instance basée à Tripoli.

La première condition requise "a été remplie avec l'adoption d'une loi" sur le référendum par le Parlement élu et basé dans l'est du pays, "même si elle est incomplète et imparfaite", a souligné M. Sayeh.

Il a toutefois précisé que le compte de la Commission était "dans le rouge", alors qu'elle avait besoin de 40 millions de dinars (environ 30 millions de dollars) pour mener à bien l'opération électorale.

L'organisation du référendum dépendra également de conditions de sécurité, "un défi majeur", selon M. Sayeh.

Devenu un repaire pour les djihadistes, le pays est miné par le chaos et les violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

La HNEC avait été frappée en mai dernier par un attentat meurtrier, revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Quatorze personnes ont été tuées dans l'attaque, dont neuf employés de cette instance.

Après cette "attaque terroriste", la commission a subi de "lourdes pertes au plan humain mais aussi matériel", a rappelé M. Sayeh. "Un plan sécuritaire complet est donc nécessaire car la sécurité de notre personnel passe avant tout", a insisté le président de la HNEC.

La validation de la constitution par référendum devrait ouvrir la voie à des élections législatives et présidentielle en Libye, appelées à marquer la fin d'une interminable période de transition et à départager les camps rivaux dans ce riche pays pétrolier.