L'Equateur, confronté à une vague de migration massive de Vénézuéliens en raison de la crise socio-économique dans leur pays, exigera à compter de samedi qu'ils soient titulaires d'un passeport, a indiqué jeudi le gouvernement.

Jusqu'à présent, les Vénézuéliens n'avaient besoin que de présenter leur carte d'identité à leur arrivée en Equateur. Ils recevaient alors une carte leur permettant de se déplacer librement sur le territoire équatorien.
"Afin de garantir à la fois la sécurité des citoyens vénézuéliens et la sécurité de notre territoire (....), à partir de samedi, toutes les personnes entrant en Équateur devront présenter leur passeport", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Mauro Toscanini.
Lors d'une déclaration à la presse, M. Toscanini a par ailleurs exhorté le gouvernement de Nicolas Maduro "à faire tous les efforts politiques et surtout sociaux pour que ses citoyens n'aient pas à se trouver contraints de quitter leur pays".
Quito a pris cette mesure après avoir déclaré, le 8 août, l'état d'urgence migratoire en raison de l'arrivée quotidienne de quelque 4.200 Vénézuéliens.
Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) estime qu'environ 550.000 Vénézuéliens se sont réfugiés en Equateur depuis le début de l'année.
Seuls 20% de ceux qui arrivent en Equateur y restent, les autres continuent leur périple vers le Pérou et le Chili, selon le HCR. La plupart d'entre eux fuient le Venezuela à pied, dans des conditions précaires.
Obtenir un passeport au Venezuela est devenu difficile en raison de la crise économique qui a conduit à une pénurie de produits alimentaires, de médicaments et même de papier.