"L'Otan est plus unie qu'avant le sommet", assure Stoltenberg © BELGA

Malgré les différends qui ont opposé les pays alliés au cours de leur rencontre de deux jours à Bruxelles, le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, a estimé jeudi que "l'Otan est plus unie aujourd'hui qu'avant le sommet", au terme d'une rencontre sur fond de tensions entre les Alliés européens et Washington.

Les Alliés européens se sont engagés à "doubler leurs efforts" au terme réunion extraordinaire sur le partage des dépenses de défense que le chef de l'Otan a qualifié d'"ouverte et franche". Cette rencontre, qui n'était pas au programme de la seconde session du sommet atlantique, a permis de dégager un terrain d'entente entre les Alliés européens et les Etats-Unis sur la question du partage du fardeau.

"Ce président (américain) est très sérieux sur la question des dépenses de défense", a souligné M. Stoltenberg. "Et cela a un impact clair. Avant la tendance était à la baisse. Aujourd'hui les Alliés européens et le Canada ont augmenté leurs investissements militaires de 41 milliards de dollars et se sont engagés à augmenter plus rapidement ce chiffre afin que que les dépenses américaines baissent."

Sur la question de savoir pour quelle raison une réunion extraordinaire entre les 29 Etats membres a été organisée jeudi, alors qu'elle n'était pas au programme, le secrétaire général s'est voulu prudent: "nous avons senti que nous n'avions pas terminé nos discussions sur le partage du fardeau. Nous avions besoin de plus de temps pour terminer nos discussions."

Une nouvelle rencontre organisée alors que le président américain a multiplié tout au long du sommet ses demandes pressantes exigeant que les Alliés européens investissent plus dans le domaine militaire.

M. Trump presse les autres pays membres de l'Alliance à atteindre les 2% de PIB en dépenses militaires plus rapidement. Il souhaite ensuite que ce chiffre passe à 4%, pour correspondre à l'apport étasunien à l'Otan. Il a signifié son mécontentement dans de nombreux tweets durant le sommet, qualifiant la situation d'"injuste" pour les Etats-Unis.

Lors de son départ, le locataire de la Maison Blanche s'est finalement dit "satisfait" de l'engagement pris par les Alliés européens et a assuré son engagement en faveur de l'Otan.