Une femme, que la Russie considère officiellement comme la plus vieille personne à avoir jamais vécu, est décédée dans les montagnes du Caucase. D'après sa carte d'identité, elle avait... 128 ans, selon le Daily Mail.


Nanu Shaova serait donc née avant même que le tsar Nicolas II ne monte sur le trône. Il y a deux ans, le 'Livre des records russes' l'avait inscrite à son palmarès comme étant la plus vieille du pays, et même la personne la plus âgée à avoir jamais vécu. Nanu -qui devait avoir 27 ans au moment de la révolution bolchevique et 101 ans au moment de l'effondrement de l'URSS- a expliqué que sa longévité était le résultat d'un travail acharné et de la consommation de lait aigre. Elle préférait l'Ayran, un mélange de yaourt et d'eau glacée, au thé. Mariée deux fois, elle a eu huit enfants, 19 petits-enfants, 33 arrière-petits-enfants et sept arrière-arrière-petits-enfants. Elle a creusé des tranchées dans son village pendant la Seconde Guerre mondiale et a travaillé pendant sa longue vie dans sa ferme collective située dans le village de Zayukovo, dans la république de Kabardino-Balkarie. L'année dernière, elle avait été saluée comme la plus ancienne électrice de Russie lorsqu'elle avait soutenu Vladimir Poutine aux élections présidentielles du Kremlin. Elle devait être âgée de 62 ans -déjà retraitée- lorsque Poutine, aujourd'hui âgée de 66 ans, est née, selon sa chronologie. "Elle disait: plus vous travaillerez, plus vous serez en bonne santé. Il y avait aussi quelque chose de génétique: sa mère -ma grand-mère- a vécu jusqu'à 117 ans", a expliqué son fils Hussein. Selon lui, elle aurait eu 129 ans en mai. Mais des doutes persistent. Comme pour beaucoup de personnes âgées du Caucase, les registres de naissance n'existent plus. C'est pourquoi son passeport indiquait qu'elle était née le 00.00.1890, parce qu'elle ne se souvenait que de l'année de sa naissance et non du jour ou du mois. Sa biographie suggère en outre que ses cinq enfants avec son deuxième mari sont tous nés après la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle avait 55 ans ou plus. Son fils a admis que, même si elle se souvenait très bien de la Seconde Guerre mondiale, elle ne se souvenait guère de la Première, même si elle devait avoir 28 ans à l'armistice.