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Quels sont les robots du futur ?

Des robots remarquables

Des robots remarquables © Phonlamai Photo

Extrêmement intelligents et ultra précis, ils peuvent fonctionner des heures durant, ce qui leur permet de rendre les travaux lourds supportables et même de réaliser des travaux dangereux à notre place. Nous utilisons déjà de nombreux robots à l'heure actuelle et d'autres entreront très vite en activité. De quels types de robots s'agira-t-il ? Vous en saurez plus en lisant ce dossier. On parie que vous serez surpris !

Un robot de cuisine

Un robot de cuisine © Moley Robotics

Vous n'aimez pas cuisiner, mais vous avez terriblement envie de sushis faits maison, de macarons ou des spaghettis de votre grand-mère ? Il vous suffit d'effleurer l'écran tactile, à condition d'avoir fait une place au Moley Robotics Chef dans votre cuisine. Il s'agit d'une cuisine high-tech équipée d'un robot dont les bras se situent juste au-dessus de votre fourneau. Extrêmement précis, il peut par exemple mettre des spaghettis dans l'eau et les faire cuire pendant la durée idéale tout en préparant la sauce. Faire cuire le haché, ajouter les tomates, épicer selon votre goût, etc... Moley peut tout faire, y compris dresser les assiettes. Plus fort encore, il apprend extrêmement vite. Il dispose par exemple d'un mode d'enregistrement. Lorsqu'il prépare votre plat préféré, Moley enregistre tous vos mouvements, les ingrédients que vous utilisez et tout ce dont vous avez besoin. Et lorsque vous aurez envie de déguster ce plat par la suite, Moley pourra le préparer pour vous. Cerise sur le gâteau : il range toute la cuisine pendant que vous savourez votre plat. Que demander de plus ? Moley a été présenté en première mondiale lors de la Foire de Hanovre et devrait arriver sur le marché en 2018. Aucune information n'a cependant filtré quant à son prix, mais il semble évident que ce robot ne sera pas à la portée de toutes les bourses. Il est également possible d'aller plus loin que le simple robot en achetant une cuisine complète Moley. Ses concepteurs y travaillent depuis 2014.

Un hôtel géré par des robots

Un hôtel géré par des robots © Henn-na Hotel

Le premier hôtel entièrement géré par des robots a ouvert au Japon durant l'été 2015. Le Henn-na Hotel de Sasebo appartient à Huis Ten Bosch, un parc à thème à l'inspiration très néerlandaise. Pour le check-in, vous avez le choix entre deux robots : un humanoïde qui parle japonais ou un robot-dino affublé d'un nœud qui maîtrise l'anglais. Cet établissement n'a pas usurpé son surnom d'Hôtel Bizarre. Une fois enregistrés, vos bagages partent directement dans votre chambre sur un chariot automatique. La clé ? Vous n'en avez pas besoin. La porte s'ouvre sur base de la reconnaissance faciale. À l'intérieur, le high-tech est présent partout. Vous gérez la lumière avec la voix et si vous voulez connaître les prévisions météo, il suffit de demander et vous recevez immédiatement la réponse à la manière de Siri. Le matin, à l'heure du petit-déjeuner, vous faites la connaissance du robot-concierge qui prépare le café, le jus d'orange et les petits pains. Les réactions sur des sites comme Booking.com et Tripadvisor sont pour la plupart enthousiastes. Vous prévoyez un voyage au Japon ? N'hésitez pas à réserver au Henn-na Hotel. Les chambres sont spacieuses et le prix de la nuitée est plutôt raisonnable. Le tarif indicatif est de 7 000 yens (environ 60 euros).

La cueillette des fraises

La cueillette des fraises © Octinion

En Belgique aussi, la robotique est très présente. Prenez l'exemple de l'entreprise louvaniste de technologie Octinion. Elle a récemment développé un robot capable de cueillir des fraises dans les serres. Trois ans de développement ont été nécessaires pour atteindre ce résultat, mais leur travail porte, littéralement, ses fruits. Ce robot autonome est équipé d'un bras imprimé en 3D doté d'une main en caoutchouc tendre. Les trois caméras repèrent les fruits mûrs et le bras les cueille ensuite avant de les placer dans un bac en plastique avec la queue. La finesse de ce robot est particulièrement remarquable. Contrairement à son rival japonais, le robot d'Octinion n'arrache en effet pas le pédoncule. La cueillette d'une fraise prend environ trois secondes, ce qui le met au niveau d'un cueilleur humain expérimenté. Les producteurs de fraises de différents pays sont très enthousiastes. Ce robot n'a pas besoin de pauses et peut même travailler la nuit. Par ailleurs, il ne réclame jamais de vacances et les risques de burn-out sont nuls. Les plus petits producteurs devraient cependant continuer à employer des travailleurs saisonniers en raison du prix d'un tel investissement : entre 100 000 et 150 000 euros. De leur côté, les grands producteurs en rêvent déjà. Un prototype sera mis en service chez des producteurs de Hoogstraten, de Leuven, du Royaume-Uni et du Portugal. Le PDG Tom Coen annonce l'arrivée dans les rayons des premières fraises cueillies par un robot en 2018.

Les scanners de rayons

Les scanners de rayons © Walmart

Travailler dans un supermarché, cela implique de réassortir régulièrement les rayons et ce n'est pas toujours simple. Il faut d'abord identifier les produits manquants avant d'aller chercher les bons produits dans le stock pour les placer en rayon. Chez Walmart, l'une des plus grandes chaînes de magasins des États-Unis, des robots expérimentaux se chargent de ces tâches. Ces robots autonomes se déplacent dans le magasin et scannent les stocks, repèrent les étiquettes manquantes et les produits mal rangés. Durant leur patrouille, ils contrôlent tout. Si un client se trouve sur leur passage, ils patientent. Grâce à la technologie de reconnaissance par l'image, le robot « voit » en un coup d'œil si le nombre de produits en rayon est toujours suffisant. Il ne peut cependant pas encore réassortir lui-même et envoie un message à un employé qui se chargera de remplir les étalages. La chaîne américaine n'envisage donc pas pour l'instant de remplacer ses employés par des robots, mais grâce à ces scanners intelligents, le personnel a plus de temps pour se mettre au service des clients.

Le robot médical

Le robot médical © Da Vinci

Le secteur médical n'est pas en reste concernant les robots. Ils n'ont certes pas ici des allures d'humanoïdes, mais ils offrent de nombreux avantages. Dans bon nombre de salles d'opération, les chirurgiens sont assistés par des robots. À l'hôpital Onze-Lieve-Vrouw d'Alost, l'urologue belge Alexandre Mottrie travaille par exemple avec le robot Da Vinci. Ce médecin n'a que peu de contacts avec son patient dans le quartier opératoire. Il pratique encore les incisions, mais une fois les bras du robot en place dans l'abdomen du patient, le chirurgien prend place derrière son poste de travail où des manettes lui permettent de travailler avec une grande précision. Le robot est équipé de trois instruments qu'il peut intervertir extrêmement rapidement. Pour diriger ses bras, le chirurgien utilise des pédales. La robotique présente dans ce cas plusieurs avantages, le principal étant de fournir au chirurgien deux bras et deux yeux supplémentaires. Selon de très nombreux médecins, cette technologie de haut vol n'en est qu'à ses débuts. D'ici quelques années (personne ne connaît exactement la vitesse du progrès), certaines opérations standard pourraient être entièrement automatisées. Cela peut inquiéter de prime abord, mais les erreurs médicales sont de cette façon drastiquement réduites.

La revalidation à l'aide d'un robot

La revalidation à l'aide d'un robot © Hocoma

Vous devez suivre une période de revalidation après une opération ? Un robot peut vous y aider. L'hôpital Jessa de Herk-de-Stad fut l'an dernier le premier centre de revalidation belge à utiliser un robot pour encadrer la rééducation d'un bras. Appelé Armeo Power, ce robot d'une valeur de 180 000 euros est une invention suisse. Cet appareil est destiné aux patients atteints de lésions neurologiques consécutives à une attaque ou à un infarctus cérébral. Le robot prend en principe la fonction du bras. Une fois que le bras ou la main du patient est contrôlé(e) par le robot, le médecin peut programmer la revalidation et le robot effectue des mouvements répétitifs. Au fil du temps, l'intensité augmente, permettant une rééducation plus rapide. Grâce à ce robot, le temps de guérison peut être réduit d'un mois. Il permet en effet au bras de s'habituer en douceur aux nouveaux mouvements. Les exercices sont extrêmement variés, un jeu vidéo est même intégré pour que cela reste captivant. Les patients suivent ainsi une revalidation agréable et stimulante.

Le robot de garde

Le robot de garde © Knightscope

Les robots peuvent également être mis à contribution en matière de sécurité. En 2014, Microsoft fut la première entreprise à utiliser le robot K5 de Knightscope pour assurer la protection de son zoning industriel dans la Silicon Valley. Ce lourd robot (il pèse 136 kilos) mesure 1 m 50 de haut et détecte aussi bien les bruits que les mouvements. En plus des différentes caméras, il dispose de fonctions très impressionnantes : il possède une multitude de capteurs différents, est capable d'identifier les numéros de plaque d'immatriculation, repère les comportements suspects et est équipé de quatre micros. Grâce à ses capteurs météo, il peut même informer des risques de tempête et de fortes pluies. Un intrus est repéré ? En plus de faire retentir une sirène, il peut aussi bloquer le passage dans des couloirs étroits. Aujourd'hui, Microsoft n'est plus la seule entreprise à utiliser K5 comme agent de sécurité et il patrouille dans plusieurs entreprises, écoles et parkings américains. Autre robot de surveillance bien connu, SAM (Secure Autonomous Mobile) est également relié à un système d'alarme. Aujourd'hui, SAM est présent dans plusieurs sociétés de distribution et bureaux.

Un serveur numérique

Un serveur numérique © Tian Waike

Un robot peut aussi être utile dans les cafés et restaurants. À Kunshan, en Chine, un patron a décidé de remplacer tous ses serveurs par des robots, notamment en raison du coût élevé du personnel horeca. Et cela ressemble à un coup de maître. Ce restaurant est devenu une véritable attraction. Deux types de robots sont au service. Les premiers effectuent des tâches fixes, tandis que les autres sont mobiles et se déplacent dans tout l'établissement. Ces humanoïdes sympathiques servent entre autres des nouilles, des plats de riz, des loempias et dumplings à la bonne table. Vous en rencontrez même quelques-uns en cuisine où ils effectuent des tâches simples comme mélanger, battre ou remuer. Ils ont cependant encore besoin de l'aide de cuisiniers humains. Le propriétaire du restaurant a gardé 6 employés sur les 20 à son service auparavant. Certains clients se plaignent quelque peu de la lenteur du service. Les enfants sont en effet très attachés aux robots et veulent sans arrêt leur faire des câlins.

Robocop

Robocop © Dubai Police

Peut-on faire encore plus fou ? À Dubaï, les premiers tests de robots agents de police sont en cours. Ces robocops sont autonomes et peuvent assurer la surveillance de lieux très fréquentés comme les centres commerciaux, les parcs d'attractions et les attractions touristiques. Les différentes caméras dont sont équipés ces agents robots sont reliées au centre de commandement. À l'avenir, ils pourraient même être équipés de logiciels de reconnaissance faciale. Mais ces policiers numériques peuvent faire plus que de la simple surveillance. Ils sont équipés d'un écran tactile et sont capables de parler. Actuellement, ils ne maîtrisent que l'anglais et l'arabe, mais le russe, l'espagnol, le français et le chinois devraient suivre. Bien que récemment présenté, les ingénieurs travaillent déjà sur le successeur de ce robot. Ce robocop 2.0 devrait arriver sur le marché dans deux ans. Il mesurera près de 3 mètres et pourra atteindre la vitesse de 80 km/h ! Le gouvernement de Dubaï croit profondément en ces policiers du futur et d'ici 2030, la police pourrait compter pas moins de 25 % d'agents métalliques.

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