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Ces criminels arrêtés grâce aux réseaux sociaux

La police utilise Facebook comme canal d'information. Vous ne le savez peut-être pas mais certains corps de police possèdent leur propre équipe d'agents spécialisés qui scrutent obstinément les médias sociaux, week-end compris. Ce type de surveillance a bien souvent fait ses preuves. L'année passée par exemple, c'est grâce à son équipe dédiée que la police de Louvain a pu résoudre un crime. Et ce n'est pas la première fois fois que la police débusque un meurtrier grâce aux réseaux sociaux. Généralement, les criminels se font prendre à cause de leurs agissements stupides et de leur égo surdimensionné. Attention à ce que vous mettez en ligne... la police vous surveille!

Des voleurs de bijoux malchanceux

Des voleurs de bijoux malchanceux

En Floride, un duo de malfaiteurs a appris à ses dépens qu'il n'était pas très malin de se vanter de ses délits sur les réseaux sociaux. Après un vol dans une bijouterie, Glenn Collins Raderius, âgé de 18 ans, a posté sur Facebook les photos et la vidéo de son butin. Cette vidéo a servi à la police pour inculper Marcus Collins et son complice Terrel. Les deux hommes, ainsi qu'un troisième suspect, possédaient un coffre-fort avec plus de 500.000 dollars de bijoux volés ainsi que d'autres bijoux provenant d'un autre cambriolage.
 

Un violeur poste des photos en ligne

Un violeur poste des photos en ligne © NBC News

Début juin 2016, Brock Turner, âgé de 20 ans, a été condamné  pour le viol d'une étudiante qu'il a commis en janvier 2015 sur un campus universitaire. La victime était inconsciente et droguée au moment des faits. Turner a été pris en flagrant délit par deux autres étudiants, mais cela ne l' a pas empêché de poster des photos de sa victime nue sur les réseaux sociaux. Peu de temps après, il retirera les images, mais le mal était fait! Les réactions indignées des utilisateurs sur le téléphone portable du violeur ont également servi de preuves à la police.
 
Turner a finalement été reconnu coupable de plusieurs infractions: agression, pénétration sexuelle et viol sur une personne inconsciente et droguée. Passible d'une peine de prison de quatorze ans, il a finalement écopé de six mois et a fini par n'en purger que trois.

Une addict aux "like"

Une addict aux "like"

L'année passée, une jeune fille âgée de 19 ans a été poursuivie en justice pour la diffusion en direct du viol d'une camarade de l'école secondaire. Ces faits horribles se sont déroulés en février 2016 dans la ville de Columbus, dans l'Ohio, aux États-Unis. Le 27 février, les deux jeunes filles s'étaient rendues au domicile  de Raymond Gates. L'homme, âgé de 29 ans, a agressé l'adolescente de 17 ans. Marina Lonina a filmé le viol et l'a posté en direct via l'application Périscope. Un ami qui a vu les images a alerté la police. Les tribunaux américains ont inculpé les deux comparses pour l'enlèvement et le viol d'une mineure. La duo risquait une peine d'emprisonnement de quarante ans.

C'est au début de cette année que le verdict est tombé. Raymond Gates a pris une peine de neuf ans de prison, Marina Lonina a, quant à elle, été condamnée à 9 mois. Selon son avocat, Lonina avait filmé le viol parce qu'elle voulait protéger la victime. "Elle pensait que l'auteur s'arrêterait quand il a vu qu'elle le filmait. Mais elle était tellement submergée par les "like" qu'elle continua à tourner la scène". L'avocat a également déclaré que Lonina était très accro à Periscope, une application vidéo en direct semblable à Twitter. "Elle était prête à faire n'importe quoi pour bluffer ses fans sur Periscope".

Confession d'un assassinat sur Facebook

Confession d'un assassinat sur Facebook

"Pour l'assassinat de ma femme, je volerai sans doute en prison ou j'écoperais de la peine de mort. Ma femme m'a frappé et je ne peux pas le supporter. Amis Facebook, attention, vous allez bientôt me voir apparaitre dans le journal".
 
Avec cette mise à jour de son statut sur Facebook en août 2013, l'américain Derek Medina a révélé au monde entier qu'il venait de commettre un assassinat. Il a même poussé le vice jusqu'à poster une photo sanglante du cadavre de sa femme. Quelques heures plus tard, le meurtrier s'est rendu à la police. Lors du procès, le juge aurait dit au condamné: "Vous avez prédit votre propre avenir." Derek Medina a été condamné à une peine de prison à vie.

Il poste la photo de sa femme assassinée sur 4chan

Il poste la photo de sa femme assassinée sur 4chan © Twitter

David Kalac a assassiné sa petite amie à Washington en Novembre 2014. Il a ensuite posté des photos du cadavre, accompagné de ses commentaires sur le forum de 4chan. Un site où les utilisateurs ne sont pas obligés de s'inscrire et publient de manière anonyme. Ce site est notamment devenu célèbre suite à la publication de photos de stars hollywoodiennes dénudées.

Dans ses commentaires, le tueur détaille très précisément comment il a tué sa femme. Les photos étaient accompagnées d'une sinistre légende:  "Etrangler quelqu'un, c'est' beaucoup plus difficile que dans les films". L'assassin décrivait également avec précision de quelle manière il serait abattu par la police. Après une course-poursuite, il s'est finalement rendu.

Un selfie avec un cadavre

Un selfie avec un cadavre

Maxwell Marion Morton n'a pas fait preuve d'une grande  intelligence quand il s'est affiché fièrement via un selfie sur Snapchat à côté du corps sans vie de Ryan Manganvia. Nous sommes en février 2015 et il vient de tirer une balle dans la tête de son camarade de classe.
Un étudiant de sa classe, présent sur les réseaux sociaux à ce moment là, a donné l'alarme. Il montré à sa mère une capture d'écran de cette scène atroce et celle-ci a immédiatement appelé la police de Pittsburgh. Morton a été arrêté peu de temps après les faits.
Le jeune criminel de 16 ans a dû reconnaître son crime après que la police ait retrouvé l'arme du crime à son domicile.
 

Méfiez-vous de vos amis!

Méfiez-vous de vos amis! © Facebook

La police qui travaille sur les réseaux sociaux (Facebook et Youtube en tête) est particulièrement active dans la recherche de criminels. Facebook, par exemple, a été d'une grande utilité dans l'affaire Melvin Colon, soupçonné de meurtre, de trafic d'armes et d'infractions relatives aux drogues. Colon avait déjà affiché de nombreuses preuves de ses délits sur son profil public. Mais ses ennuis se sont multipliés en août 2012 quand un de ses amis Facebook a montré à la police ce que seul ses amis pouvaient voir...

Il attire les victimes via Facebook

Il attire les victimes via Facebook © Fotolia / gatsi

Les preuves récoltées via Facebook ne sont pas un phénomène nouveau. En 2006 déjà, Jean-Pierre Anderson, 36 ans, résident dans le Minnesota, contactait ses victimes via Facebook. Le pédophile aurait 'chatté' avec des centaines de jeunes filles mineures en leur proposant des relations sexuelles. En 2011, il a finalement été condamné à 144 mois de prison. En outre, il restera toute sa vie sous contrôle judiciaire.

Autre exemple: en 2008, des mises à jour et des posts Facebook ont été utilisés en salle d'audience dans le cadre d'un procès contre un gang de Cincinnati et contre un tueur au Texas.

Démasqué via Facebook

Démasqué via Facebook © Fotolia / sirikornt

Facebook est également utilisé aux États-Unis afin d'aider les victimes à identifier des suspects via leurs photos et images de profil. Selon l'enquête menée par LNRS, une entreprise spécialisée dans les bases de données qui agit comme un service de renseignements privé pour le gouvernement, la police elle-même utiliserait parfois de faux profils pour infiltrer les réseaux criminels.

Facebook n'est bien entendu pas très heureux des faux profils qui circulent sur son réseau. La plateforme travaille en permanence pour réduire ces derniers qui représentent environ 9% du total de ses utilisateurs.

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