Les Belges restent fidèles à Facebook, qui fête ses 15 ans © BELGA

Le Belge reste actif sur Facebook même si sa consommation a diminué et s'est diversifiée, alors que le réseau social fêtera son 15e anniversaire le 4 février. Les scandales qui ont secoué l'entreprise ces dernières années et ses démêlés judiciaires n'ont pas poussé les Belges à se déconnecter, constate Xavier Degraux, consultant en médias sociaux.


Crée en 2004, Facebook s'est popularisé en Belgique à partir de 2008 et comptait environ 7,3 millions d'utilisateurs belges l'année dernière, selon les chiffres du réseau social transmis aux annonceurs. Entre six et sept millions de Belges sont actifs mensuellement.
Ces statistiques sont toutefois difficiles à analyser dans le détail. Le nombre d'utilisateurs regroupe les personnes qui ont fait au moins une action sur la plateforme dans le dernier mois et ne donne donc aucune indication sur la fréquence d'utilisation.
Selon Xavier Degraux, quelque sept millions d'utilisateurs belges de Facebook sont majeurs, tandis que la catégorie des 13 à 17 ans représente environ 300.000 profils. Le consultant constate d'ailleurs un désintérêt progressif des jeunes, globalement compensé par l'inscription de personnes plus âgées. "Ces utilisateurs plus jeunes ne quittent toutefois pas le groupe Facebook car on remarque un succès grandissant pour Instagram, voire pour les messageries instantanées comme Messenger et WhatsApp", qui appartiennent aussi au géant américain.
Les scandales qui ont secoué l'entreprise ces dernières années n'ont pas non plus engendré de conséquences négatives sur le volume de membres en Belgique et à travers le monde. Facebook s'est notamment excusé après la transmission des données personnelles de 87 millions d'utilisateurs à la société Cambridge Analytica et le tribunal de première instance de Bruxelles a jugé l'année dernière que le réseau social ne respectait pas la législation belge sur la protection des données à caractère personnel.
"Le volume est resté constant mais peut-être que ces scandales ont entraîné une activité moins importante ou moins fréquente", poursuit Xavier Degraux. "Facebook agit comme une drogue dure: vous savez que ce n'est pas bon pour vous mais vous continuez à l'utiliser. Il y a un effet de groupe et un phénomène de manque, on a l'impression de passer à côté d'une information familiale ou de l'actualité si on quitte le réseau social."
Les annonceurs n'abandonnent pas non plus Facebook même s'ils diversifient leurs offres notamment via Instagram, où le taux d'engagement est très important, constate encore le consultant.