Le procureur de la capitale fédérale américaine Washington a lancé des poursuites contre Facebook concernant sa gestion des données personnelles dans le cadre du scandale planétaire Cambridge Analytica en mars, a indiqué le Washington Post mercredi.


Le réseau social est accusé d'avoir laissé les données personnelles de dizaines de millions d'usagers arriver --à leur insu-- entre les mains de cette firme britannique d'analyse de données qui a travaillé pour Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.
Ces poursuites contre Facebook interviennent alors que le réseau social aux 2,3 milliards d'utilisateurs se débattait mercredi avec une énième polémique concernant les données personnelles de ses usagers auxquelles il aurait laissé d'autres géants technologiques accéder en toute opacité, selon le New York Times.
Empêtré dans des controverses de façon quasi-permanente depuis des mois, Facebook est aussi confronté depuis mardi à un appel au boycott lancé par l'association de défense des droits des Noirs, la NAACP.
La NAACP et une trentaine d'associations de défense des droits civiques réclament des excuses à Facebook, accusé d'avoir cherché à les dénigrer via une agence de relations publiques aux méthodes musclées, appelée Definers.
Cette entreprise a été accusée d'avoir diffusé de fausses informations pour tenter de discréditer plusieurs groupes critiques envers Facebook et d'avoir tenté de les lier au philanthrope-milliardaire George Soros, bête noire des républicains et cible d'innombrables attaques antisémites.
Le groupe de Mark Zuckerberg n'en finit plus depuis presque deux ans de se débattre dans des scandales à répétition (données, piratage, désinformation...), qui entachent durement son image et mettent son cours de Bourse sous forte pression.
Comme d'autres, ces associations demandent à M. Zuckerberg de renoncer à la présidence du conseil d'administration.