Une entreprise sur cinq en Belgique a été confrontée à des cas de fraude au cours de l'année dernière. Les sociétés concernées perdent alors en moyenne 150.000 euros et, dans 2% des cas, la perte se chiffre à plus d'un million d'euros, selon une étude du bureau de conseil BDO publiée mardi.


Tant les grandes que les petites entreprises souffrent de la fraude. A peine 23% d'entre elles n'y ont pas été confrontées au cours des cinq dernières années, d'après BDO, qui a interrogé 245 sociétés, actives dans 33 secteurs différents.
Un cas sur trois est une fausse facture, qui, de par sa simplicité, en demeure la forme de fraude la plus fréquente, devant les détournements d'actifs et la cybercriminalité. Quinze pour-cent des sociétés sondées indiquent ainsi en avoir payé au moins une ces cinq dernières années. Et sur la seule année 2017, 7% en ont été victimes.
Les pertes économiques lors de fraudes s'échelonnent de 100.000 euros à plus de 1.000.000 d'euros. Dans 70% des cas détectés, le montant perdu est toutefois inférieur à la première somme.
S'il s'agit de fraude au CEO, qui voit le malfrat se faire passer pour le patron de l'entreprise afin de donner des ordres de paiement, les pertes peuvent atteindre 350.000 euros. Enfin, dans 2% des cas, les dommages dépassent le million d'euros, selon l'étude, qui ne prend pas en compte les coûts indirects (interruption des activités, réputation de l'entreprise, etc.).
Enfin, seule une entreprise sur quatre -et surtout les grandes- a le budget nécessaire pour lutter contre la fraude. Dans deux sociétés interrogées sur trois, le montant annuel est inférieur à 50.000 euros.