Empêtré dans les polémiques, Facebook a confirmé mardi le ralentissement de sa croissance au troisième trimestre tant en terme de chiffre d'affaires que du nombre d'utilisateurs mais les marchés, déçus dans un premier temps, semblaient rassurés.


Après avoir immédiatement reculé de près de 3% dans les échanges électroniques à Wall Street immédiatement après la publication des résultats, le titre se reprenait toutefois nettement, avançant de 1,81% à 148,85 vers 20H40 GMT.
Au 30 septembre, Facebook avait 2,27 milliards d'utilisateurs mensuels actifs (+10%), moins que les 2,29 milliards anticipés par les marchés qui scrutent tout signe de faiblesse du titan. Il en avait 2,23 milliards fin juin.
Le nombre d'utilisateurs quotidiens est aussi en-deça des attentes, à 1,49 milliard contre 1,51 attendus.
Très observé, son chiffre d'affaires est, à 13,72 milliards de dollars, un peu inférieur aux attentes (13,78 milliards). Il est en hausse de 33% par rapport au troisième trimestre de 2017, confirmant le ralentissement de sa croissance qui était encore de 42% au deuxième trimestre.
Le réseau social a dégagé un bénéfice net de 5,14 milliards de dollars, en hausse de 9%, un rythme là encore bien inférieur au trimestre précédent quand la progression atteignait 31%.
Ajusté et rapporté par action, la référence en Amérique du Nord, le bénéfice ressort néanmoins à 1,76 dollar, bien au-dessus des attentes des analystes.
Le groupe est englué dans les controverses, en particulier sur la gestion des données personnelles depuis le scandale Cambridge Analytica, des polémiques mauvaises pour son image et susceptibles de refroidir le public et les annonceurs.
Le groupe avait déjà prévenu que ses dépenses en matière de sécurité et de contrôle des contenus allaient peser sur sa rentabilité. Il a déboursé sur le trimestre 7,95 milliards de dollars contre 5,2 milliards à la même époque l'an dernier.