Une première audience s'est brièvement tenue jeudi devant un tribunal à Quito afin d'examiner l'action engagée par Julian Assange contre le gouvernement équatorien, concernant ses conditions de vie à l'ambassade de ce pays à Londres, où il est réfugié depuis 2012.


Le fondateur de WikiLeaks réclame le rétablissement de ses télécommunications, coupées depuis mars, ainsi que l'annulation d'une circulaire lui imposant notamment des horaires de visite, dont le non respect se traduirait par la "fin de l'asile" que lui a accordé l'Equateur.
L'action a été lancée devant un tribunal de Quito par ses avocats, dirigés par l'ex-juge espagnol Baltasar Garzon. Elle vise le ministre des Affaires étrangères équatorien José Valencia.
Une audience s'est ouverte devant la juge Karina Martinez en présence de l'avocat équatorien Carlos Poveda, autre défenseur d'Assange, mais a été levée deux heures après par la magistrate en raison de problèmes techniques et de traduction.
Aucune date n'a été fixée pour une nouvelle audience.
Julian Assange, 47 ans, qui devait s'exprimer par visio-conférence depuis l'ambassade londonienne, est apparu à l'écran, costume sombre et épaisse barbe blanche, mais des problèmes de son ont empêché son intervention de se dérouler correctement.
L'Australien s'est aussi plaint de ce que le niveau de traduction de ses propos de l'anglais à l'espagnol n'était pas "suffisant", à la suite de quoi l'audience a été interrompue.
Julian Assange a trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade pour échapper à une extradition vers la Suède, où il était recherché pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il nie. La procédure a depuis été classée.
Mais si ces poursuites contre Assange ont été abandonnées en mai 2017, la justice britannique a réitéré mi-février son refus de lever son mandat d'arrêt au motif qu'il n'avait pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.
L'Australien redoute, s'il sort de l'ambassade, d'être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.