La Chambre se penche sur des robots tueurs

116 scientifiques belges, dont 88 spécialisés en robotique et en intelligence artificielle, demandent au gouvernement belge d'interdire les « robots tueurs ».

Ils expriment ainsi leurs préoccupations concernant le développement de systèmes d'armes totalement autonomes, car ceux-ci ne nécessitent aucun contrôle ou implication de l'homme lors des tirs. Ils prennent seuls leurs décisions. Selon eux, l'utilisation de tels systèmes constitue une menace grave non seulement pour le droit international, mais aussi pour les droits de l'Homme et la dignité humaine. Par ailleurs, il n'est pas clair de savoir qui assumera la responsabilité en cas de problème avec de tels systèmes. Dans une lettre ouverte, ils appellent le gouvernement belge à prendre l'initiative et à instaurer une interdiction nationale sur leur production, leur commercialisation et leur utilisation. Dans l'intervalle, on note également l'émergence au niveau international d'un mouvement d'opposition à ces armes. Il compte déjà quatorze pays, une centaine d'entreprises et deux mille scientifiques.