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Pour la presse, la rémunération par les géants du Net est une question de survie

La reconnaissance par l'Union européenne d'un "droit voisin", proche du droit d'auteur, qui permettrait aux éditeurs de presse de se faire rémunérer par les géants de l'internet qui tirent profit de leurs contenus, est vitale pour les journaux, a estimé mardi à Paris le député européen et ex-homme de médias Jean-Marie Cavada.

"Il faut une bataille pour qu'on érige le droit voisin en un droit européen, qu'on en fasse un instrument" qui permettrait aux éditeurs de presse (journaux, photographes, agences de presse...) de se "défendre juridiquement" et "valoriser leurs contenus" auprès des GAFA, les géants américains d'internet comme Google et Facebook, qui en tirent des recettes publicitaires sans les rémunérer, a déclaré le parlementaire centriste (membre du groupe Libéraux et démocrates), à des journalistes.
La question est débattue dans les instances européennes depuis quelques années mais les choses se sont accélérées ces derniers mois. L'an dernier, un rapport hostile à cette notion de droit voisin avait été rejeté par les eurodéputés. Un nouveau projet de réforme du droit d'auteur, qui prévoit actuellement la création ou le maintien d'un tel droit (selon les pays) est en discussion, et devrait être soumis à la commission juridique du Parlement européen cet automne, ce qui pourrait permettre l'adoption d'une réforme "cet hiver", a indiqué M. Cavada.
"L'information n'est pas un produit, c'est quelque chose de vital", et "c'est une question de survie de la presse européenne", a estimé l'ancien président de Radio France.
Si, selon lui, les eurodéputés sont toujours majoritairement favorables au droit voisin, bien que la question divise les principales familles politiques, restera ensuite à convaincre le Conseil européen, où siègent les dirigeants des 28 Etats membres.
"Il faut faire une pression claire sur l'opinion pour que les représentants (des Etats membres) à Bruxelles entendent cette alarme et la défendent au Conseil européen", a-t-il indiqué, appelant à ce que "le conseil soit le point d'ancrage d'une directive qui défende les professions créatives et pour la presse, le droit voisin".
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