Les autorités sud-africaines ont proclamé mardi l'état de catastrophe naturelle dans tout le pays à cause de la sécheresse historique qui frappe depuis des mois la ville du Cap (sud-ouest), menacée d'une rupture d'approvisionnement en eau potable.

Cette décision, publiée dans le journal officiel, a été prise après "réévaluation de l'ampleur et de la gravité de la sécheresse actuelle" et confie la gestion de la crise au gouvernement.

Sous son autorité, toutes les institutions de l'Etat sont désormais mandatées pour mettre en oeuvre "les plans d'urgence, l'aide immédiate et les mesures de construction" nécessaires, selon le texte de l'arrêté signé par le chef du Centre national de gestion des situations d'urgence, Mmaphaka Tau.

Le Cap, la deuxième agglomération d'Afrique du Sud, est frappée par sa pire sécheresse depuis un siècle. Les réserves d'eau sont au plus bas, au point que les robinets pourraient être à sec.

Fixé un temps à la mi-avril, ce "Jour zéro", ainsi qu'il a été baptisé, a été reporté cette semaine au 11 juin". Pour retarder l'échéance, les quelque 4 millions d'habitants de l'agglomération du Cap ont été invités à n'utiliser que 50 litres d'eau par personne et par jour, l'équivalent d'une douche quotidienne de trois minutes.