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C’est l’heure de la pub ! Ces chansons doivent leur succès à des publicités.

C’est l’heure de la pub ! Ces chansons doivent leur succès à des publicités. © Wiki


On se souvient notamment de dEUS qui était monté au créneau contre l’utilisation de l’une de ses chansons dans un clip publicitaire. Dans les années 90, il n’était pas question de vendre son âme au diable de cette manière, surtout de la part de groupes qui prenaient leur art au sérieux et ne voulaient pas passer pour des vendus. Les choses ont bien changé !

Feist - « 1234 »

Feist - « 1234 »


« One Two Three Four. Tell me that you love me more. » C’est le début de la chanson « 1234 » de Feist, tirée de l’album « The Reminder ». Mais ce titre serait-il entré dans la mémoire collective sans l’aide de l’iPod Nano d’Apple ? Nous pensons que oui. Quoi qu’il en soit, les clips publicitaires peuvent donner un coup de boost aux chansons. « 1234 », qui figure sur l’album « The Reminder », était dans un premier temps sortie sous format numérique et avait déjà fait un petit bout de chemin quand Apple et eBay ont décidé de l’utiliser dans leurs publicités. Cinq ans après sa sortie, elle compte 1,2 million de téléchargements. Impressionnant. Le saviez-vous ? Feist avait réservé ce titre à Stephen Colbert qui ambitionnait de postuler à la Maison-Blanche. Quand il a renoncé, c’est Apple qui en a hérité. La publicité : 

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Snoop Dogg & Pharell - « Drop it like it's hot »

Snoop Dogg & Pharell - « Drop it like it's hot » © EPA


En 2004, c’est un phénomène qui débarque à la radio et se hisse à la première place des classements américains. C’est la première fois que Snoop Dogg atteint le sommet des charts. Et selon le magazine Billboard, il s’agit de la chanson de rap la plus plébiscitée de la décennie. Le titre est utilisé par la marque de soft-drink Sundrop et on voit dans le clip une jeune fille enthousiaste twerker avec une canette en main. L’effet comique est réussi. Cette pub a-t-elle aidé la chanson ? Certainement, mais elle n’en avait pas spécialement besoin. Le titre de ce tube fait référence à un mouvement de danse (surtout effectué par les femmes) qui était déjà tendance dans les années 90. Les clics de langue sont aujourd’hui devenus légendaires. La publicité :


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New Radicals - « You get what you give »

New Radicals - « You get what you give » © Wikimedia


Gregg Alexander, le leader de New Radicals, avait déjà sorti un disque avant que son groupe ne se fasse connaître dans le monde entier avec cette chanson, devenue un hymne pour toute une génération. D’après les médias spécialisés, si l’on ne tient compte que des tubes uniques sortis par un artiste avant de disparaître de la circulation, celui-ci fait partie des 40 meilleurs. Il s’est classé numéro 1 en Nouvelle-Zélande et au Canada et il a été utilisé par Mitsubishi. Cela a mis beaucoup de beurre dans les épinards (youpi, même plus besoin de travailler) mais cela ne leur a pas apporté plus de succès. Et Gregg Alexander ? Il vit à Londres où il écrit des chansons pour d’autres artistes. C’est à lui que Sophie Ellis-Bextor doit son tube « Murder on the dancefloor ». La publicité : 

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Status Quo - « Down, Down »

Status Quo - « Down, Down » © EPA


À l’origine, cette chanson s’intitulait « Get Down ». Elle est devenue « Down, Down » pour éviter la confusion avec le titre de Gilbert O’Sullivan. Cette chanson donne l’impression d’avoir été écrite avec beaucoup de facilité, mais ce n’est pas le cas. Francis Rossi a beaucoup travaillé sur ce titre. « Bien sûr ce n’est pas grand-chose, mais c’était bon », a-t-il un jour déclaré. « Down, Down » est le seul titre de Status Quo classé numéro 1 au Royaume-Uni. Trente-sept ans après sa sortie, l’enseigne australienne de supermarchés Coles a demandé au groupe de retravailler sa chanson pour elle et ils se sont volontiers pliés à cette requête. Et ils sont repassés à la caisse ! La publicité :

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José Gonzalez - « Heartbeats »

José Gonzalez - « Heartbeats »


À l’origine, on doit cette chanson au groupe suédois The Knife. Mais c’est la reprise de José Gonzalez qui lui a apporté sa renommée. On ne tient pas toujours en main le destin de ses propres chansons, celle-ci en est le parfait exemple. Sortie initialement par The Knife et reprise par José Gonzalez, Sony s’en est emparé pour promouvoir son smartphone Bravia dans un clip publicitaire rempli de balles magiques. Étrange aussi la manière dont la vie d’un artiste peut basculer. Après avoir joué de la guitare dans des groupes contestataires, voire anarchistes, comme Black Flag et Dead Kennedy’s, José Gonzalez s'embarque dans la campagne marketing d’une multinationale. La publicité :

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Stiltskin - « Inside »

Stiltskin - « Inside »


On pourrait confondre le nom de ce groupe avec celui d’un fromage, mais cela risquerait de ne pas plaire au fromage. Stiltskin était noblement inconnu jusqu’à ce que Levi’s tombe sous le charme d'« Inside ». La période grunge bat son plein et des groupes ambitieux émergent dans le sillage de Nirvana. Beaucoup échouent, mais certains parviennent à rester à flot. Pour Stiltskin, ce n’est pas vraiment le cas, jusqu’à ce que Levi’s s’empare du titre « Inside » extrait de leur premier album pour faire la publicité de son légendaire jeans 501. Stiltskin n’a pas beaucoup profité de cette bouée lancée par Levi’s et le groupe a fini par couler. On retrouve dans cette chanson un mélange de « Zombie » des Cranberries et de « In Bloom » de Nirvana. La publicité : 

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Babylon Zoo - « Spaceman »

Babylon Zoo - « Spaceman » © Babylon Zoo


C’est une histoire assez similaire qu’a vécue Babylon Zoo, également avec Levi’s. « Spaceman » s’est envolé très haut, mais le groupe n’a fait qu’un seul looping avant de s’écraser. « Spaceman » a d’abord été utilisé dans une publicité de la marque américaine avant de sortir en single, le premier du groupe Babylon Zoo. Un succès ? Oui, on peut le qualifier ainsi. Néanmoins, après avoir écoulé 420 000 exemplaires la première semaine (on vous parle d’un temps ou le streaming n’existait pas), les ventes ont rapidement chuté. Le groupe a fait quelques concerts, mais les chansons qui ont suivi « Spaceman » n’ont jamais atteint la stratosphère. Après un deuxième album intitulé « King Kong Groover », Babylone Zoo a disparu, un peu comme la ville à laquelle le nom du groupe faisait référence. La publicité :


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Mr. Oizo - « Flat Beat »

Mr. Oizo - « Flat Beat » © Wikimedia


C’est amusant de voir qu’un câlin est capable de conquérir le monde. C’est l’exploit réalisé par Mr. Oizo avec « Flat Beat ». « Flat Beat » est un morceau instrumental sorti en 1999 : il s’agissait d’un titre bonus de l’album « Analog Worms Attack ». La marionnette Flat Eric attirait sur elle tous les regards. Ici encore, c’est Levi’s qui sent le bon filon en choisissant cette chanson pour faire la publicité de ses pantalons infroissables. Cette pub est amusante et pas boiteuse comme c’est souvent le cas. Quentin Dupieux, l’homme derrière « Flat Beat », raconte que cela ne lui a pris que deux heures pour composer cette musique sur un KORG MS-20. La publicité :

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Etta James - « I just wanne make love to you »

Etta James - « I just wanne make love to you » © Epa


Oui, Coca-Cola a toujours beaucoup soigné ses publicités. Des femmes qui fantasment sur un homme qui déguste une boisson fraîche torse nu, pourrait-on encore imaginer cela aujourd’hui ? En cette ère du #metoo ? Peut-être pas. Etta James, qui avait déjà accédé au statut de légende de son vivant, a beaucoup plu aux publicitaires et en l’occurrence à Coca-Cola. Cette chanson date de 1954, mais elle vit une seconde jeunesse en 1996. Elle ressort en CD single et s’envole rapidement vers les sommets des hit-parades, pas aux États-Unis, mais en Europe. Au Royaume-Uni, « I just wanna make love to you » se hisse à la cinquième place du top 50. La publicité : 

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