Connectivité: il n'y a plus de communes en zone blanche en Wallonie © BELGA

Sur les 39 communes wallonnes considérées en "zone blanche" en 2016, toutes ont désormais comblé leur déficit de connectivité, bien qu'il reste encore quelques zones résiduelles, a annoncé mercredi le ministre wallon du Numérique Pierre-Yves Jeholet.


Ce rattrapage est le fruit d'un accord conclu en décembre 2016 entre le ministre régional précédemment en charge de cette compétence, Jean-Claude Marcourt (PS), le ministre fédéral de l'Agenda numérique Alexander De Croo (Open Vld) et les trois opérateurs de télécommunication (Proximus, Orange Belgium et Telenet Group).

Il prévoyait de supprimer les taxes sur les mâts et pylônes en contrepartie d'un investissement des opérateurs (20 millions d'euros par an de 2017 à 2019) en faveur de la connectivité du territoire.

Après analyse du régulateur national des télécommunications en Belgique (IBPT), 39 communes avaient été considérées comme étant en "zone blanche", toutes en Région wallonne. Cela signifie que la couverture des réseaux fixes n'y dépassait pas 30 Mbps sur plus de 60% de leur territoire, et que 100% de leur territoire ne disposait pas d'une couverture 4G à l'extérieur des bâtiments.

Désormais, la couverture territoriale des trois opérateurs sur les 39 communes concernées a atteint les 100%, alors que l'objectif initial était d'atteindre le seuil des 85%, selon le ministre Jeholet (MR).

En termes de couverture en pourcentage de population, le taux atteint est de 98,35%. Afin de bien identifier les quelques zones résiduelles et permettre une bonne coordination entre les pouvoirs communaux et les opérateurs, la Région a mis en place une plateforme régionale de signalement des problèmes de connectivité, Digital Wallonia Connect. Cette plateforme a pour vocation de devenir un véritable tableau de bord de suivi de la connectivité sur le territoire, souligne le ministre.