La Turquie a affirmé lundi qu'elle rejetait les sanctions américaines sur l'achat de pétrole iranien après l'annonce par le président américain Donald Trump de mettre fin aux exemptions provisoires accordées à certains pays importateurs.


"Nous n'accepterons pas des sanctions unilatérales et des contraintes sur la manière dont nous gérons nos relations avec nos voisins", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, cité par l'agence officielle d'informations Anadolu.
M. Cavusoglu a averti que la décision américaine de mettre fin aux dérogations "ne servira pas la paix et la stabilité dans la région".
Les Etats-Unis ont indiqué lundi qu'ils allaient commencer à imposer des sanctions contre des pays amis comme l'Inde qui achètent du pétrole iranien, une des dernières mesures agressives de Washington visant à isoler l'Iran.
D'autres pays seront touchés par la décision américaine, comme la Chine et la Turquie, ce qui risque de susciter de nouvelles frictions si les Etats-Unis mettent en oeuvre les sanctions sur l'achat de pétrole iranien.
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a insisté que les Etats-Unis appliqueraient des sanctions punitives aux pays qui achèteraient du pétrole de Téhéran après le 2 mai, sans en préciser l'ampleur.
"Si vous ne respectez pas cela, il y aura des sanctions" américaines, a prévenu le chef de la diplomatie des Etats-Unis. "Nous entendons appliquer ces sanctions", a-t-il martelé.
Les autres pays qui avaient jusque là bénéficié de ces exemptions -- la Grèce, l'Italie, le Japon, la Corée du sud et Taïwan -- ont déjà réduit drastiquement leurs importations en provenance de l'Iran.