L'Iran juge "illégales" les sanctions américaines à son encontre, a réagi Téhéran après que Washington eut annoncé la fin de dérogations accordées à huit pays pour leur permettre d'acheter du pétrole iranien sans violer les règlementations américaines.


"Puisque les sanctions en question sont illégales dans leur principe même, la République islamique d'Iran n'avait attaché et n'attache aucune valeur ni aucune crédibilité aux dérogations accordées relativement aux dites sanctions", a indiqué le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.
L'Iran continue de "discuter en permanence" de ces questions avec ses partenaires, notamment européens, ajoute le ministère.
Les Etats-Unis ont renforcé lundi la pression pour faire plier l'Iran, leur ennemi numéro un au Moyen-Orient, en mettant fin aux dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien, sans s'exposer aux sanctions américaines rétablies unilatéralement en 2018 contre la République islamique.
Le président américain Donald Trump entend ainsi "porter à zéro les exportations" de brut iranien et "priver le régime de sa principale source de revenus", a annoncé la Maison Blanche.
A partir du 2 mai, la Chine, l'Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l'Italie et la Grèce devront donc cesser tout achat, si elles veulent éviter de s'exposer également à des sanctions américaines.
Cette mesure s'annonce particulièrement délicate pour l'Inde, allié stratégique des Etats-Unis et troisième importateur mondial de pétrole, dont environ un dixième des achats provient d'Iran.
"Si vous ne respectez pas cela, il y aura des sanctions" américaines, a prévenu le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Mike Pompeo. "Nous entendons appliquer ces sanctions", a-t-il martelé.