Un travailleur d'un autre État de l'UE doit avoir droit à une allocation de chômage après une seule journée de travail dans le pays où il a presté, a affirmé mardi le Parlement européen.


Les élus se sont prononcés par 345 voix pour, 287 contre et 24 abstentions.

Depuis 2016, la législation belge prévoit un délai de trois mois de travail en Belgique avant qu'un demandeur d'emploi étranger puisse prétendre à des allocations de chômage en Belgique.

La réduction de ce délai à une journée de travail pour les ressortissants de l'UE ne signifie pas que le demandeur d'emploi d'un autre pays de l'UE recevrait immédiatement une allocation en Belgique. Il devrait d'abord avoir travaillé un certain temps ailleurs dans l'UE.

Le but de cette législation européenne en gestation est d'harmoniser les systèmes de sécurité sociale à travers l'Union. Elle a recueilli suffisamment de soutien parmi les États membres, mais la Belgique s'y opposera au sein du Conseil des ministres de l'Emploi, a déjà fait savoir le ministre Kris Peeters (CD&V). Des négociations entre le Parlement et le Conseil doivent encore être menées.