Neuf organisations contre la clause de "no show" © BELGA

Neuf organisations européennes de consommateurs ont rejoint Test Achats dans sa lutte contre la clause "abusive" dite de "no show" utilisée par de nombreuses compagnies aériennes. En juillet, l'organisation belge a en effet lancé une procédure en justice contre KLM et Air France, dont les plaidoiries ont été fixées au 13 juin 2019.


L'organisation européenne de consommateurs BEUC et plusieurs de ses membres ont également annoncé des actions pour mettre fin au "No Show", soit en entamant ou en envisageant des démarches juridiques, soit en écrivant à leurs autorités, a souligné Test Achats.

Ce type de clause "signifie qu'un billet n'est plus valable pour le reste du trajet dès qu'on ne s'est pas présenté à l'étape précédente. Quelle qu'en soit la raison. Dans ce cas, le passager doit payer un lourd supplément pour pouvoir maintenir son vol de retour d'origine ou même acheter un nouveau billet", précise l'organisation qui estime la mesure injuste.

Dans le cas de KLM et Air France, ces clauses sont particulièrement sévères, estime Test Achats. Elles prévoient que si le passager ne prend pas son premier vol, peu importe la raison, il se verra imposer un supplément de 125 euros pour un vol court-courrier (France métropolitaine et Corse) à 3.000 euros pour un vol long-courrier.

"Idéalement, les clauses de 'no show' au niveau européen devraient être interdites. Il n'y a aucune raison pour que la compagnie aérienne soit autorisée à supprimer le reste du billet", insiste encore l'organisation de protection des consommateurs.