Le mouvement des "gilets jaunes" n'est "pas un phénomène de masse" © BELGA

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a estimé vendredi que le mouvement des "gilets jaunes", qui a mobilisé 13.000 personnes jeudi dans le pays, n'est pas "un phénomène de masse" même s'il y a "un soutien".


"Le mouvement c'est au maximum, hier, 13.000 personnes mobilisées dans toute la France, c'est-à-dire un habitant pour trois communes en moyenne", a déclaré le ministre sur LCI. "Aujourd'hui, on n'est pas sur un phénomène de masse même s'il y a un soutien", a-t-il ajouté.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 75% des Français approuvent le mouvement des "gilets jaunes" et 81% jugent que l'exécutif n'est pas à l'écoute de ce mouvement.

Le 17 novembre, "acte 1" de la mobilisation, le mouvement avait rassemblé 282.000 personnes; ils étaient 106.300 "gilets jaunes" le samedi suivant, dont 8.000 sur les Champs-Élysées à Paris, un rassemblement parisien marqué par des échauffourées avec les forces de l'ordre.

Samedi, les "gilets jaunes" sont déterminés à mener "l'acte 3" de leur bras de fer entamé avec le gouvernement. Pour éviter de nouveaux débordements, le ministre de l'Intérieur a rappelé que les Champs-Élysées seraient sécurisés. "Sur tous les accès des Champs-Élysées, les personnes seront systématiquement fouillées. Nous pourrons contrôler les identités aussi; il y aura de la vidéo-protection qui sera déployée", a-t-il ajouté.

"L'essentiel des gilets jaunes sont des gens pacifiques qui expriment une colère que j'entends, que nous entendons", a poursuivi M. Castaner.

Le Premier ministre Édouard Philippe doit recevoir vendredi à 14h plusieurs "gilets jaunes" censés représenter le mouvement, marquant le point d'orgue de deux jours de rencontres commencées jeudi matin à Matignon pour dessiner la "grande concertation" locale de trois mois voulue par Emmanuel Macron.