La Banque centrale américaine ne voit pas de "dérives dangereuses" dans les valorisations à la Bourse, a indiqué mercredi son président Jerome Powell lors d'un discours à New York.


"Aujourd'hui, les prix des marchés des actions correspondent globalement aux références historiques" comme le ratio entre le prix d'une action et les bénéfices futurs de l'entreprise qui l'a émise, a souligné M. Powell. "D'un point de vue de la stabilité financière nous ne voyons pas aujourd'hui de dérives dangereuses sur le marché des actions", a-t-il souligné.

Il a insisté sur le fait qu'il fallait distinguer entre la volatilité du marché --des soubresauts dans un sens ou dans l'autre-- "d'événements qui peuvent menacer la stabilité financière".

Dans son discours, qui reprend pour une bonne partie les thèmes du premier rapport sur la stabilité financière de la Fed publié peu auparavant, M. Powell a estimé que "de manière générale les facteurs pouvant fragiliser la stabilité financière sont à un niveau modéré".

L'enseignement à tirer de ce rapport, c'est qu'"il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il faut garder un œil, mais tout bien considéré vous êtes en bonne santé", a-t-il plaisanté.

Le rapport sur la stabilité financière expliquait qu'en cas de choc provoqué par une escalade des tensions commerciales, l'incertitude géopolitique ou autre, la chute des prix des actifs pourrait être "particulièrement importante, parce que leur valeur semble relativement élevée en comparaison avec leur niveau historique".

Le patron de l'institut d'émission a jugé pour sa part "que l'aspect le plus important de la stabilité financière est la solidité du système financier et il s'est montré satisfait, dix ans après la crise financière.

"Les risques de mouvements déstabilisants sont bien plus faibles que par le passé. Les institutions au cœur du système financier sont plus résistantes", a-t-il souligné.