Syndicats et direction de l'entreprise d'ascenseurs Kone sont parvenus à un projet d'accord lundi soir, après de longues heures de négociation, qui pourrait mettre un terme à la grève spontanée entamée par les travailleurs mardi dernier. Le document sera présenté lors d'une assemblée générale mardi matin à 9h au Heizel, à Bruxelles.


La grève a été déclenchée en raison d'un nouveau système de géolocalisation censé envoyer les techniciens réparateurs en mission. Une réorganisation du travail qui a mis en lumière d'autres problèmes au sein de l'entreprise.
Les syndicats ont mis en avant cinq revendications lors des négociations: réduire la pression au travail, adopter un cadre clair pour les temps d'attente, compenser financièrement la mise en place du logiciel de localisation, revoir l'évaluation du personnel et autoriser l'utilisation des voitures de société en dehors des heures de travail.
L'entreprise Kone Belgique et Luxembourg, dont le siège est situé à Woluwe-Saint-Lambert, emploie quelque 600 travailleurs en Belgique, dont 400 ouvriers et techniciens qui travaillent sur le terrain. Les travailleurs ont d'abord débrayé à Bruxelles avant que l'action se répande à d'autres endroits du pays.
Lundi, après plusieurs heures de négociations, la direction a finalement présenté une proposition que les deux syndicats impliqués ont jugée honorable. "Le projet répond à nos exigences", a déclaré Wim Van Caelenberg (ACV-CSC Metea), qui ne souhaite pas détailler le projet avant de l'avoir dévoilé au personnel.
Un précédent projet d'accord atteint jeudi dernier avait été rejeté par 88% des travailleurs.