La FGTB veut la semaine de 32 heures © BELGA

Le syndicat socialiste veut que la semaine de travail passe de 38 à 32 heures, pour faciliter l'équilibre vie privée-vie professionnelle et aussi permettre à tout le monde d'avoir un emploi. Pour y arriver, le syndicat privilégie l'option d'une semaine de quatre jours. La FGTB appuiera cette proposition lors des négociations interprofessionnelles de cet automne.

La mesure fait l'objet d'une résolution votée lors du congrès statutaire du syndicat qui s'est tenu la semaine dernière au Heysel. La FGTB ne mène pas le combat seule puisque le PS notamment plaide déjà pour une réduction collective du temps de travail.

Lors des négociations à venir, "les options à envisager pour évoluer vers la semaine des 32 heures sont diverses: une semaine de 35 heures, une diminution du temps de travail de 5%, négociée au niveau sectoriel, une diminution de la durée de travail hebdomadaire, à commencer par les travailleurs âgés, en lien avec une semaine de quatre jours... Le maintien du salaire est toutefois une donnée centrale", précise le syndicat. La formule sur quatre jours "a l'avantage d'être l'option la plus tangible en termes de temps libéré et d'embauches supplémentaires" car une réduction collective obligera les employeurs à procéder à des embauches compensatoires, avance la FGTB.

Au niveau du financement, la marge salariale peut être utilisée, mais "un financement supplémentaire est nécessaire" via une réorientation des diminutions de cotisations patronales. "Ces réductions doivent toujours être conditionnées à des embauches durables supplémentaires et le financement de la sécurité sociale via des recettes fiscales alternatives doit être assuré", estime encore le syndicat.