La police n'est pas formée pour garder des prisonniers, souligne le SLFP © BELGA

Le syndicat SLFP Police déplore que des policiers doivent à nouveau remplacer les agents pénitentiaires lors de la grève de 32 heures qui débutera jeudi soir dans les prisons belges. "Ce n'est pas une tâche qui incombe à la police", insiste son vice-président Vincent Houssin. Celui-ci prévient que des policiers pourraient d'ailleurs ne plus être disponibles à partir du 12 février, en raison de leur propre mouvement de grève.

Les syndicats CSC, CGSP, ACV et ACOD entameront un nouveau mouvement de grève dans les prisons à partir de 22h jeudi. L'action se terminera samedi matin à 6h. Vincent Houssin dit comprendre les revendications des gardiens, qui se plaignent d'un manque de personnel, mais déplore que la police soit toujours appelée à la rescousse.

Les services de police sont eux-mêmes sous tension et doivent également payer les coûts de la grève dans les prisons, ajoute le vice-président du SLFP Police. "Le remboursement intégral de la facture aux services de police devrait être automatique."

A partir du 12 février, le remplacement des gardiens de prison par des agents de police ne sera par ailleurs plus garanti, prévient Vincent Houssin. Les policiers pourraient refuser cette mission en raison de leur propre mouvement de grève. "C'est déjà arrivé en 2016 et le ministre de la Justice avait dû faire appel aux militaires. Soudainement, les négociations ont été beaucoup plus rapides."

Le SLFP Police souligne encore que la présence de policiers dans les prisons n'est pas sans danger, notamment parce qu'ils n'y sont pas formés. "Les prisonniers ne sont pas des fans de la police, ça tournera mal un jour."