Dans un avenir plus ou moins proche, les chirurgiens orthopédiques pourront simplement dessiner un nouveau cartilage à l'intérieur du genou du patient, grâce à un stylo d'impression 3D et d'expulsion de cellules appelé "BioPen". Ce projet est encore au stade de recherche, mais montre que les technologies d'impression 3D pourraient ouvrir la voie à de nouvelles manières de traiter les maladies humaines communes.

La bio-impression a du mérite en matière de reconstruction du cartilage, en particulier pour adapter les implants selon les besoins particuliers des patients. Cependant, la chirurgie du cartilage nécessite souvent l'élimination des tissus endommagés, ce qui ne permet pas de préimpression. Le BioPen offre l'avantage d'effectuer la "biofabrication in situ". Il permettrait d'imprimer efficacement des cellules souches humaines viables dans des articulations endommagées, afin d'y faire repousser le cartilage.

En d'autres termes, le chirurgien sculpte la matière comme il la dessine. L'utilisation d'un ordinateur de poche implique également qu'il peut déposer des cellules, via deux canaux et une pointe de titane, dans les zones que le matériel de préimpression ne couvrirait pas.
Les développeurs du BioPen, deux scientifiques australiens, affirment que leur BioPen coûtera moins cher et sera plus efficace que les machines de bio-impression conventionnelles. À condition d'utiliser de l'encre bio.