Kim De Gelder présente "des risques de récidive en raison de troubles mentaux" © BELGA

Le collège d'experts qui a enquêté sur Kim De Gelder en vue de son internement a estimé qu'il risquait fort de commettre à nouveau des crimes en raison de ses troubles mentaux. Cet avis ressort du jugement rendu par Chambre de protection sociale, qui a décidé d'interner le jeune homme. "En octobre 2018, (Kim De Gelder) a connu une phase prépsychotique, au cours de laquelle (il était) anxieux, ne dormait pas bien et parlait de meurtres à ses parents", selon le verdict.


Le président de la chambre de protection sociale, Rob Perriëns, a évoqué le rapport des experts et des directeurs de prison d'Audenarde et de Gand: "le directeur (de la prison d'Audenarde) fait état d'un comportement imprévisible, provocateur, agressif et menaçant. En février 2017, au cours de deux incidents vous avez tenté de confronter le directeur (de la prison) et vous avez craché au visage d'une infirmière. Vous avez également proféré à maintes reprises des menaces de mort à toutes les personnes qui, selon vous, étaient impliquées dans la procédure d'internement - le personnel, vos parents, votre avocat. Le directeur souligne le risque manifeste que vous commettiez à nouveau des crimes violents ", selon le jugement.

"En outre, le rapport mentionne des comportements bizarres tels que se parler tout seul, s'exprimer dans un langage confus, marcher en arrière dans sa cellule, faire des mouvements étranges, boucher sa toilette de papier et de déchets, écrire sur son corps et son front, ou encore frapper sur la porte de la cellule", a expliqué le président Perriëns.