Delphine Boël indique que son intention n'a jamais été de faire souffrir le roi Albert II © BELGA

Delphine Boël a réagi vendredi, par la voix de son avocat, aux propos d'un des avocats d'Albert II faisant état de la souffrance de ce dernier en raison de l'action en recherche de paternité introduite par Delphine Boël. "Ma cliente a pris connaissance des déclarations publiques faisant état de la souffrance ressentie par Albert II à la suite de la procédure judiciaire qui les oppose. Son souhait n'a évidemment jamais été de faire du mal à qui que soit, et certainement pas à celui qu'elle considère comme son père", a déclaré à l'agence Belga Me Marc Uyttendaele, l'un des conseils de Delphine Boël.


"La pudeur ne la conduira pas, quant à elle, à exprimer publiquement et pour l'instant, les effets que cette situation produit sur ses proches. Elle regrette plus que quiconque que ce qui aurait dû être une affaire privée provoque, par la force des choses, des débats publics. Et elle s'efforce de protéger les siens de ceux-ci", a encore affirmé Me Uyttendaele.

"Tout au plus regrette-t-elle que les choix procéduraux du roi Albert II aient eu pour conséquence de rallonger considérablement l'issue de ce litige", a-t-il précisé.

Mercredi, Me Guy Hiernaux, l'un des avocats d'Albert II, avait déclaré que son client était "miné" et qu'il "souffre énormément de cette procédure", dénonçant qu'il est ainsi "persécuté" depuis de nombreuses années.

La cour d'appel de Bruxelles a ordonné au roi Albert II, dans un arrêt rendu jeudi passé, de se soumettre immédiatement à un test ADN, dans le cadre de la procédure en recherche de paternité initiée par Delphine Boël. Celle-ci a entamé en 2013 une action en justice en vue d'être reconnue comme la fille d'Albert II, avec qui sa mère, Sybille de Sélys Longchamps, a eu une liaison dans les années 1960.

La cour d'appel de Bruxelles a par ailleurs ordonné que ce test ADN restera secret jusqu'à une décision de la cour de cassation. Cette instance doit se prononcer sur la légalité d'une autre décision de la cour d'appel, qui avait estimé que Jacques Boël n'est "plus" le père de Delphine Boël.