L'ex-femme d'affaires Véronique Van Acker, qui avait défrayé la chronique dans le cadre des escroqueries réalisées au travers de ses sociétés du groupe Capitalium - plus de 7 millions d'euros de préjudice pour des particuliers -, a été à nouveau condamnée mardi par le tribunal correctionnel de Nivelles. Accusée par l'Institut professionnel des agents immobiliers (IPI) d'avoir exercé la profession en dehors de tout cadre légal de 2015 à 2017, elle écope de deux mois d'emprisonnement avec sursis ainsi que d'une amende de 1.600 euros, assortie d'un sursis pour la moitié de cette somme.


Déjà condamnée l'an dernier à quatre ans de prison avec sursis partiel dans le dossier Capitalium, Mme Van Acker devra dédommager l'IPI dans le présent dossier à hauteur de plus de 1.500 euros et lui rembourser les frais de procédure.
La condamnation intervenue mardi est une petite surprise: à l'audience, le ministère public avait en effet requis l'acquittement. La substitute, à l'audience, estimait que les éléments apportés par l'IPI à l'appui de la procédure ne démontraient pas que Véronique Van Acker ait joué un rôle déterminant dans la vente d'immeubles.
La prévenue affichait en ligne des activités de "coaching immobilier" mais l'IPI, qui avait repéré son numéro de GSM dans certaines annonces, estimait qu'elle agissait en réalité comme agent immobilier en dépit d'une interdiction judiciaire, et sans disposer des agréments nécessaires. D'où la citation directe envoyée à la prévenue pour qu'elle s'explique devant le tribunal.
Pour en avoir le coeur net, l'IPI avait envoyé un détective privé et un huissier visiter une maison proposée à la vente, le 17 novembre 2017, à Nivelles. Véronique Van Acker, amie avec la propriétaire, les avait pris pour des clients normaux et leur avait fait visiter la maison, leur fournissant toutes les informations utiles (travaux, isolations, etc.), demandant leur adresse mail pour envoyer un certificat de perfomance énergétique du bâtiment et fournissant même un formulaire d'offre vierge en fin de visite.