Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a examiné mercredi un dossier à charge de trois prévenus en aveu de quatre faits de car-jacking commis durant l'été 2018 sur des aires de repos autoroutières. La méthode était particulière: Anthony O., 27 ans, de Ransart, et Giuseppe P., 39 ans, de Jumet, pouvaient compter sur une complice féminine. Au volant d'une voiture, celle-ci se garait sur l'aire de repos, allumait son plafonnier et se maquillait. Les automobilistes de passage, candidats à l'aventure, étaient emmenés vers les bosquets après l'avoir abordée. Et ils étaient délestés de leurs clés de voiture.


Des faits qui ne se déroulaient pas vraiment en douceur. Une fois entre les mains des deux hommes, ils recevaient des coups, y compris des coups de crosse sur le crâne, et étaient menacés avec une arme à feu. "Ne bouge pas, sinon tu auras une balle dans la tête", leur disaient les malfrats en exigeant les clés de leur voiture.
Une Ford et une Alfa Roméo ont ainsi été dérobées à Pont-à-Celles en juillet 2018. Le trio a également opéré en Brabant wallon fin août 2018, volant une troisième voiture. La même nuit, une quatrième victime a eu la présence d'esprit de jeter ses clés de voiture sous un camion.
Le ministère public, qualifiant la méthode des prévenus de "comportement de prédateurs", a requis des peines de six années d'emprisonnement ferme contre chacun des membres du trio. Les avocats de la défense, eux, ont plaidé le sursis pour ce qui excède la détention préventive, laquelle est toujours en cours.
Le tribunal rendra son jugement le 10 avril.