Nouvelle tentative pour des chercheurs belges d'atteindre l'Antarctique sur un voilier © BELGA

Une dizaine de scientifiques belges doivent quitter la Belgique ce mardi pour rejoindre l'Antarctique à bord d'un voilier. Ils vont étudier la biodiversité marine et la présence de plastique dans l'Océan Austral. Un premier essai l'année dernière avait échoué. "Le bateau n'avait pas tenu. Nous faisons une nouvelle tentative", explique le chercheur au Laboratoire de Biologie marine de l'ULB, Bruno Danis, qui mène l'expédition.


Les chercheurs vont observer la manière dont les écosystèmes marins antarctiques répondent au réchauffement climatique. "Ces écosystèmes, auparavant préservés, subissent des changements environnementaux rapides qui se manifestent par une hausse de la température de l'eau, des changements de salinité et une fonte des glaciers, avec un impact direct sur la biodiversité", explique Bruno Danis.

Il s'agira de "réaliser un travail de recensement détaillé de la biodiversité, jusqu'à des profondeurs atteignant une centaine de mètres", poursuit-il.

Autre point d'attention: la présence de particules de plastique dans l'Océan Austral, considéré jusqu'il y a peu comme relativement préservé par la pollution.

La particularité de l'expédition est qu'elle se déroule sur un voilier léger qui pollue peu et doit limiter l'impact environnemental des recherches, menées traditionnellement à bord d'un brise-glace.

Baptisé Australis, "le voilier permet aussi une plus grande agilité et d'aller plus près des côtes", ajoute le chef de la mission.

L'année dernière, un premier essai s'était soldé par un échec en raison d'un problème lié au moteur du navire. "Il a fallu rentrer", regrette Bruno Danis.

Les chercheurs font donc une nouvelle tentative. Ce mardi, ils s'envolent pour l'Argentine, où ils prendront le large à Ushuaïa vers le 22 ou le 23 février. "La date exacte dépend des conditions météorologiques", précise le biologiste. Les scientifiques rejoindront ensuite le détroit de Gerlache, dans la péninsule Antarctique, où ils jetteront l'ancre pour un mois.

L'été austral touchant à sa fin, les chercheurs de la mission "Belgica 121" devraient bénéficier d'un temps relativement clément. Si tout se déroule comme prévu, ils seront de retour en avril.